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	<title>Événements &#8211; Café Litté | Ta dose quotidienne de littérature !</title>
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	<title>Événements &#8211; Café Litté | Ta dose quotidienne de littérature !</title>
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		<title>Festival du Livre de Paris 2026 : une édition très attendue au Grand Palais, sur fond de tensions autour d’Amazon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 15:25:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 17 au 19 avril 2026, le Festival du Livre de Paris investira de nouveau le Grand Palais, transformant pendant trois jours la capitale en un vaste espace de rencontres entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Héritier du Salon du Livre de Paris, l’événement est devenu l’un des grands rendez-vous littéraires du printemps. Pour cette édition [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 17 au 19 avril 2026,<a href="https://www.festivaldulivredeparis.fr/" data-type="link" data-id="https://www.festivaldulivredeparis.fr/" target="_blank" rel="noopener"> le Festival du Livre de Paris</a> investira de nouveau le Grand Palais, transformant pendant trois jours la capitale en un vaste espace de rencontres entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Héritier du Salon du Livre de Paris, l’événement est devenu l’un des grands rendez-vous littéraires du printemps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette édition 2026, <strong>plus de 1 200 maisons d’édition et plusieurs milliers d’auteurs</strong> sont attendus. Comme chaque année, le festival proposera un programme dense : <strong>rencontres avec des écrivains, tables rondes, débats, séances de dédicaces, ateliers et lectures publiques</strong>. L’objectif reste le même : offrir un espace où se rencontrent les différentes formes de création littéraire et où le public peut dialoguer directement avec celles et ceux qui font vivre le livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une programmation ouverte à toutes les formes de littérature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Romans, essais, bande dessinée, littérature jeunesse, livres d’art ou encore essais politiques : la programmation entend refléter la diversité de la production éditoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 met notamment <strong>la bande dessinée à l’honneur</strong>, signe de la place croissante du neuvième art dans le paysage culturel. Expositions, discussions et rencontres avec des auteurs de BD devraient ponctuer ces trois jours de festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des éditions précédentes, le festival souhaite également favoriser <strong>les croisements entre disciplines artistiques</strong>. Des artistes visuels, illustrateurs ou musiciens seront invités à dialoguer avec les écrivains, afin d’explorer les liens entre littérature et autres formes de création.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cafelitte.fr/media/actualites-litteraires/le-festival-du-livre-de-paris-2025-au-grand-palais-en-images/" data-type="link" data-id="https://cafelitte.fr/media/actualites-litteraires/le-festival-du-livre-de-paris-2025-au-grand-palais-en-images/">Lire aussi : notre article sur les temps forts du Festival du Livre de Paris 2025.</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une polémique qui a précédé l’événement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même l’ouverture du festival, l’événement s’est retrouvé au centre d’une controverse impliquant <strong>Amazon</strong>. Le géant du commerce en ligne avait annoncé devenir partenaire du festival à l’occasion des <strong>25 ans de son activité sur le marché français du livre</strong>. Cette décision a immédiatement suscité de vives critiques dans le secteur, notamment de la part du <strong>Syndicat de la librairie française</strong>, qui a annoncé le boycott de l’événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, le syndicat estimait que la présence d’Amazon au festival posait un problème symbolique pour une manifestation censée représenter l’ensemble de la chaîne du livre, et notamment les <strong>librairies indépendantes</strong>, régulièrement en concurrence avec la plateforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait d’Amazon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la polémique, Amazon a finalement annoncé <strong>son retrait du Festival du Livre de Paris 2026</strong>. Dans une déclaration publique, l’entreprise a expliqué sa décision en affirmant vouloir éviter que la controverse ne perturbe l’événement. Le groupe a également dénoncé ce qu’il considère comme des <strong>« manœuvres partisanes »</strong> de la part du syndicat des libraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs du festival ont, de leur côté, indiqué que cette décision avait été prise <strong>d’un commun accord</strong>, dans l’objectif de préserver le bon déroulement de la manifestation et de maintenir un climat serein pour les exposants et les visiteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un débat qui dépasse le festival</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’épisode, la controverse rappelle les tensions qui traversent aujourd’hui l’économie du livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre plateformes numériques, librairies indépendantes et nouveaux modes de diffusion, la question de l’équilibre entre les différents acteurs du secteur reste particulièrement sensible en France, où la défense du réseau de librairies constitue un enjeu culturel majeur. Dans ce contexte, le Festival du Livre de Paris apparaît non seulement comme un lieu de célébration de la littérature, mais aussi comme <strong>un espace où se reflètent les débats contemporains autour du livre et de sa circulation</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois jours, sous la verrière du Grand Palais, ce sont toutefois les rencontres entre auteurs et lecteurs qui devraient rester au cœur de l’événement.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="478" data-id="1632" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1024x478.webp" alt="" class="wp-image-1632" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1024x478.webp 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-600x280.webp 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-768x358.webp 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1536x717.webp 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Les Nuits de la lecture : une mobilisation massive pour redonner le plaisir de lire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 10:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Nuits de la lecture invitaient cette année le public à se réunir à l’occasion de milliers d’animations littéraires autour du thème « Villes et campagnes ». Du 21 au 25 janvier 2026, cette 10e édition, organisée pour la cinquième année consécutive par le Centre national du livre (CNL) sur proposition du ministère de la [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Nuits de la lecture invitaient cette année le public à se réunir à l’occasion de milliers d’animations littéraires autour du thème « Villes et campagnes ». Du 21 au 25 janvier 2026, cette 10e édition, organisée pour la cinquième année consécutive par <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">le Centre national du livre (CNL)</a> sur proposition <a href="https://www.culture.gouv.fr/" data-type="link" data-id="https://www.culture.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">du ministère de la Culture</a>, a permis de fédérer plus de 8 500 événements dans près de 4 500 lieux, en France et dans une trentaine de pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cinq journées et cinq nuits exceptionnelles, c’est dans un esprit créatif et de partage que des milliers d’événements ont célébré le plaisir de lire. Ce grand rendez-vous culturel de la rentrée, ponctué de temps forts, aura été l’occasion de proposer des animations en bibliothèques, en librairies, mais aussi dans des écoles, des théâtres, des musées, des lieux culturels et artistiques, des espaces associatifs et de solidarité, des structures pénitentiaires ou encore des Instituts français, réaffirmant ainsi la place essentielle du livre et de la lecture auprès de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lectures performées, spectacles, balades littéraires, rencontres avec des auteurs et autrices, concerts dessinés, ateliers d’écriture, visites contées ont porté haut le thème de cette 10e édition « Villes et campagnes », ardemment soutenue par Marie-Hélène Lafon, marraine, et Laurent Gaudé, parrain de la manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée dès le mercredi 21 janvier à la Maison des histoires, espace de lecture ludique et interactif à l’initiative de l’école des loisirs, dédié aux plus jeunes, la manifestation accueillait les familles du bailleur social Elogie-Siemp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vendredi 23, une soirée littéraire et festive, organisée par le CNL et animée par la journaliste Lilia Hassaine autour de la thématique « La ville de demain » à Ground Control, avec la participation des écrivains Laurent Gaudé, Audrey Pleynet, Jean-Baptiste Del Amo, Simon Johannin et du compositeur Molécule, a rassemblé plus de 250 personnes et marquait le coup d’envoi des festivités littéraires du week-end partout en France.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La lecture est à l’épicentre de ma vie et je ne sépare pas la lecture et l’écriture, c’est une respiration dans la vie. » <strong>Marie-Hélène Lafon, autrice et marraine de la 10e édition des Nuits de la lecture</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le plaisir de lire aura été célébré dans les lieux de culture les plus emblématiques comme la coupole de l’Institut de France avec des lectures partagées par les académiciens, l’Arc de Triomphe, l’École des chartes, le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France avec des lectures performées, le Grand Palais avec la compagnie KILLT, l’Institut du Monde Arabe pour des escales littéraires autour de la mer Rouge, mais aussi en région avec le Conseil d’Architecture et d’Urbanisme de Côte-d’Or, la Cité de la gastronomie – Villa Rabelais à Tours, l’abbaye de Lanvaux à Brandivy, le château d’Ardelay en Vendée, ou encore la Maison du livre de l’image et du son à Villeurbanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nuits de la lecture ont également investi les bibliothèques universitaires comme celle prestigieuse de la Tréfilerie à Saint-Étienne, les librairies, comme la Machine à Lire à Bordeaux qui recevait Marie-Hélène Lafon, sans oublier les médiathèques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles se sont également invitées dans les hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière à Paris et Claude Huriez à Lille, dans les transports avec la ligne Nord et l’axe Paris-Lille de la SNCF et la ligne C du RER, ainsi que dans les centres pénitentiaires, de Fresnes au quartier mineur de Grenoble Varces, pour rassembler tous les publics autour du plaisir de lire. Fidèles à la manifestation, Paris Musées et les Bibliothèques de Paris ont mis en avant, cette année encore, une riche programmation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je ne crois pas qu’on puisse être écrivain ou écrivaine sans lire. C’est d’abord parce qu’on lit qu’on a envie d’écrire. » <strong>Laurent Gaudé, auteur et parrain de la 10e édition des Nuits de la lecture</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année encore, le CNL a proposé de guider les lecteurs et porteurs de projet avec un montage de textes (téléchargé 2 400 fois) et une bibliographie de cinquante titres sur le thème « Villes et campagnes » (téléchargée 1 200 fois) minutieusement choisis par un collège d’experts et destinés à tous les âges, mêlant les genres littéraires et les époques. Le prochain rendez-vous que vous propose le Centre national du livre pour célébrer, ensemble, le plaisir de lire est le Quart d’heure de lecture national, le 10 mars prochain !<br><br><em>Pour plus d’informations, rendez-vous sur <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">le site du CNL.</a></em></p>


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		<title>Éteignez Votre Portable. Allumez Votre Cerveau. Lisez. Une Campagne Estivale pour la Lecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Aug 2025 12:12:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Syndicat national de l’édition et le Centre national du livre ont pris l’initiative d’une campagne estivale de promotion du livre et de la lecture. La campagne lecture été 2025, imaginée par le SNE et le CNL, s’invite sur les murs de France pour encourager la lecture estivale. L’affiche, illustrée par Zep, sera présente une [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.sne.fr/" data-type="link" data-id="https://www.sne.fr/" target="_blank" rel="noopener">Le Syndicat national de l’édition</a> et le <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">Centre national du livre</a> ont pris l’initiative d’une campagne estivale de promotion du livre et de la lecture. </strong> <strong><strong>La campagne lecture été 2025</strong>, imaginée par le SNE et le CNL, s’invite sur les murs de France pour encourager la lecture estivale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affiche, illustrée par Zep, sera présente une semaine durant l’été en France. Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition, déclare : « Promouvoir la lecture alors que le temps d’écran ne cesse de progresser, faire découvrir ou redécouvrir le plaisir de la lecture, est une de nos priorités. Nous remercions le dessinateur ZEP d’avoir accepté de signer cette affiche avec l’humour et la poésie qui caractérisent son trait. JCDecaux, à travers un partenariat, nous offre 500 faces d’exposition, nous remercions cet engagement en faveur de la lecture. » Le CNL et le SNE ont imaginé cette <strong>campagne lecture été 2025</strong> avec l’objectif de toucher les vacanciers sur tout le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre, déclare : « Dans un monde saturé d’images et de sollicitations numériques, la lecture demeure un acte de liberté, de concentration et d’émancipation. À travers cette campagne, le Centre national du livre réaffirme son engagement à faire du livre un compagnon indispensable de nos vies quotidiennes, accessible à toutes et à tous. Je me réjouis de cette collaboration avec ZEP qui conjugue son talent à la force de diffusion de JCDecaux pour rappeler l’importance de lire à tous les Français. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dessinateur ZEP ajoute : « Un livre est toujours une aventure. Au fil de mes lectures, j’ai été explorateur, justicier, inventeur, petit sorcier, femme, enfant, vieillard, citoyen d’innombrables pays… L’expérience de la fiction est le meilleur moyen de nous comprendre. Je suis toujours partant pour le dessiner haut et fort. »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos du Syndicat national de l&rsquo;édition :</strong> Le Syndicat national de l&rsquo;édition est l&rsquo;organe professionnel<br>représentatif des éditeurs français. Avec plus de 700 adhérents, il défend l&rsquo;idée que l&rsquo;action collective permet de construire l&rsquo;avenir de l&rsquo;édition, le droit d&rsquo;auteur, la liberté de publication, le principe de prix unique du livre, la diversité culturelle… Il contribue à la promotion du livre et de la lecture. Il est présidé par Vincent Montagne et dirigé par Renaud Lefebvre. www.sne.fr<br><br><em>Contact presse : Hélène Conand, directrice de la communication, hconand@sne.fr – 01 44 41 40 88</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À propos du Centre national du livre<br>Créé en 1946, le Centre national du livre (CNL) est un établissement public du ministère de la Culture. Il a pour missions d’encourager la création, l’édition, la diffusion et la promotion d’ouvrages de qualité à travers de nombreux dispositifs d’aide aux acteurs de la chaîne du livre. Il œuvre également en faveur du développement de la lecture auprès de tous les publics. Acteur culturel et économique au cœur du secteur du livre, il contribue à la diversité et au rayonnement de la création littéraire francophone en France et à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Contact : Olivier Couderc, olivier.couderc@centrenationaldulivre.fr – 01 49 54 68 66 – 06 98 83 14 59 /<br>Soline Consigny, soline.consigny@centrenationaldulivre.fr</em></p>


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		<title>Le Festival du Livre de Paris 2025 au Grand Palais en images</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:37:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Rideau sur une édition flamboyante. Le Festival du Livre de Paris 2025 s’est refermé au Grand Palais après trois jours de célébration intense de la littérature sous toutes ses formes. Avec le Maroc à l’honneur, plus de 450 maisons d’édition représentées et un millier d’auteurs en dédicace, cette 4e édition a tenu toutes ses promesses [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rideau sur une édition flamboyante. Le Festival du Livre de Paris 2025 s’est refermé au Grand Palais après trois jours de célébration intense de la littérature sous toutes ses formes. Avec le Maroc à l’honneur, plus de 450 maisons d’édition représentées et un millier d’auteurs en dédicace, cette 4e édition a tenu toutes ses promesses : festive, ouverte, foisonnante. Entre expositions, projections, cabaret littéraire et rencontres internationales, le livre a une nouvelle fois prouvé qu’il savait rassembler bien au-delà des mots.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1177" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9954-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival du Livre de Paris 2025 s’est terminé sur une note triomphale, marquant son grand retour au Grand Palais, 44 ans après la première édition du Salon du Livre en 1981. Avec 114 000 visiteurs, dont 43 % de moins de 25 ans, l’événement a capté l’attention d’un large public avide de rencontres littéraires, de découvertes et de partages.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1176" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0121-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’invité d’honneur du Festival, <strong>le Maroc</strong>, a fait sensation avec la présence de plus de 50 auteurs et 38 maisons d’édition. Ces invités ont offert au public un aperçu précieux de la richesse et de la diversité de la littérature marocaine contemporaine. Parmi les temps forts de cette programmation, les interventions de <strong>Rim Battal, Myriam Jebbor, Kebir Mustapha Ammi, et Leïla Slimani</strong> ont marqué les esprits, montrant la vitalité et la pluralité de cette scène littéraire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1178" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9670-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival a offert une programmation dense et variée, avec pas moins de 1200 auteurs présents, intervenant sur les 11 scènes réparties dans le Grand Palais. Ces espaces ont accueilli des rencontres autour de tous les genres littéraires : de la bande dessinée à la littérature jeunesse, de la romance à la science-fiction, sans oublier le polar ou les sciences humaines. Chaque discipline littéraire a trouvé sa place, attirant un public varié, désireux de découvrir des œuvres à la fois classiques et émergentes.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" data-id="1181" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1181" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-683x1024.jpg 683w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-400x600.jpg 400w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-768x1152.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-1024x1536.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-1365x2048.jpg 1365w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9595-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2025 du Festival du Livre de Paris n’a pas seulement été une célébration des livres, mais aussi un <strong>lieu de convergence des arts</strong>. Le Festival a su croiser le cinéma, le spectacle vivant, et les arts visuels à travers des expositions, des projections de films et des performances. <strong>L’Année de la Mer</strong>, avec sa <strong>Galerie de la Mer</strong>, ainsi que des projets innovants en collaboration avec des partenaires tels que le <strong>Centre Pompidou</strong> et le <strong>Cabaret Extra!</strong>, ont permis de tordre les frontières entre les disciplines artistiques, enrichissant l’expérience des visiteurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1182" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0033-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long des trois jours du Festival, les conférences et tables rondes se sont succédé, abordant une grande diversité de thématiques littéraires, sociales et culturelles. L’un des temps forts de cette programmation fut sans conteste la rencontre avec l’incontournable <strong>Amélie Nothomb</strong>, accompagnée de <strong>Laureline Amanieux</strong> et de <strong>Juliette Nothomb</strong>. Animée par <strong>Marianne Payot</strong>, cette discussion a transporté le public au cœur du Japon, pays cher à l’autrice, à travers ses deux derniers ouvrages. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces carnets de voyage aussi sensibles que caustiques, Amélie Nothomb explore avec tendresse et humour le territoire de son enfance. Entre souvenirs intimes et réflexions sur la culture japonaise, elle offre une plongée dans un univers à la fois familier et lointain, porté par une écriture incisive et profondément humaine. La nostalgie et l’amour qu’elle porte au Japon ont traversé la scène avec une sincérité rare, offrant au public un moment suspendu, empreint d’émotion et de lucidité.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="1195" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1195" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9556-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Parmi les rencontres qui ont marqué cette édition 2025, celle intitulée <em>« La littérature : une promesse ? »</em> a réuni deux voix majeures de la scène littéraire contemporaine : <strong>Camille Laurens</strong> et <strong>Juan Gabriel Vásquez</strong>. Sous la modération d’<strong>Alice Develey</strong> (<em>Le Figaro</em>), la discussion a captivé le public réuni à l’Agora du Grand Palais le dimanche après-midi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux écrivains ont interrogé ce que la fiction peut révéler du réel, chacun à travers leurs derniers ouvrages. Dans <em>Ta Promesse</em>, <strong>Camille Laurens</strong> brouille les frontières entre le vécu et l’imaginé en mettant en scène une romancière prise dans les filets d’une relation aussi romanesque que destructrice. Le roman, aux accents de thriller, pose une question essentielle : dans quelle mesure les récits que nous créons – pour les autres comme pour nous-mêmes – façonnent-ils notre perception du monde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, <strong>Juan Gabriel Vásquez</strong>, à travers ses essais comme son œuvre romanesque, explore les puissances narratives du roman, capable selon lui d’exprimer la complexité des expériences humaines avec une précision que n’offre aucun autre genre littéraire. Ensemble, ils ont réfléchi à la promesse implicite de la littérature : celle de dire, sinon le vrai, du moins un fragment de vérité sensible à travers le prisme de l’imaginaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un échange dense, lucide, et passionné, qui a su rappeler combien la fiction, loin d’être un simple divertissement, est aussi un outil de connaissance du monde</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1191" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0106-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’attractivité internationale du Festival s’est confirmée par la présence de 12 pays et l’augmentation des manifestations d’intérêt pour les prochaines éditions. Ce rayonnement mondial est le fruit d’une programmation ouverte, qui a permis de mettre en avant des auteurs de tous horizons et de nourrir des échanges riches et fructueux.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-576x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1183" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-576x1024.jpg 576w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-338x600.jpg 338w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-768x1365.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-864x1536.jpg 864w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-1152x2048.jpg 1152w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_1976-scaled.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En clôture du Festival, plusieurs prix littéraires ont été décernés, récompensant les auteurs et les œuvres les plus marquantes de l’année. Parmi les lauréats, Guillaume Nail a remporté le Prix littéraire des Lycéens de la Région Île-de-France dans la catégorie roman avec <em>On ne se baigne pas dans la Loire</em> (Éditions Denoël), tandis que François Boucq a été honoré du Prix Marcel Gotlib pour sa bande dessinée <em>Le Petit Pape Pie 3,14 arrondit les angles</em> (Fluide Glacial).</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="1198" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1198" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_9590-2-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition et du Festival du Livre de Paris, a exprimé sa satisfaction face au succès de cette édition, soulignant la diversité des maisons d’édition présentes et la grande affluence des jeunes. Pierre-Yves Bérenguer, directeur du Festival, a quant à lui salué l&rsquo;engouement du public et la variété des programmes, des rencontres aux ateliers artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour triomphal au Grand Palais témoigne d’un renouveau pour le Festival du Livre de Paris, un événement devenu un véritable carrefour des idées, des talents et des cultures. À l&rsquo;année prochaine pour une nouvelle aventure littéraire !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois jours d’intenses échanges littéraires, le Festival du Livre de Paris 2025 a tiré sa révérence, laissant derrière lui un public conquis et une scène littéraire vibrante. Ce grand rassemblement a permis de souligner l’importance des dialogues entre écrivains, éditeurs et lecteurs. Entre les conférences, les rencontres et les ateliers, cette édition a démontré une fois de plus que la littérature reste un espace de réflexion, de diversité et de réinvention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival a aussi fait écho à la place centrale de la jeunesse dans la transmission de la culture, avec un public jeune particulièrement engagé. Ces trois jours ont permis à de nombreux auteurs de partager leur vision du monde à travers leurs œuvres, tout en célébrant une fois de plus la puissance de l’écriture pour comprendre et sublimer la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CaféLitté</strong> adresse ses félicitations à tous les acteurs qui ont contribué à faire de ce Festival une nouvelle étape marquante dans le paysage littéraire, un moment inoubliable pour les amoureux des livres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1209" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/04/IMG_0049-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Anora, 5 Oscars : Quels Échos Littéraires ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 21:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Cinq Oscars, dont celui du Meilleur Film. C&#8217;est l&#8217;exploit réalisé par Anora, le dernier film de Sean Baker, qui a triomphé lors de la cérémonie des Oscars 2025. Avec une mise en scène réaliste et une performance saluée de Mikey Madison, le long-métrage raconte l’histoire d’Ani, une jeune travailleuse du sexe de Brooklyn, qui tombe [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cinq Oscars, dont celui du Meilleur Film. C&rsquo;est l&rsquo;exploit réalisé par <em>Anora</em>, le dernier film de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sean_Baker" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sean_Baker" target="_blank" rel="noopener">Sean Baker</a>, qui a triomphé lors de la cérémonie des <a href="https://www.oscars.org/oscars/ceremonies/2025" data-type="link" data-id="https://www.oscars.org/oscars/ceremonies/2025" target="_blank" rel="noopener">Oscars 2025</a>. Avec une mise en scène réaliste et une performance saluée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikey_Madison" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikey_Madison" target="_blank" rel="noopener">Mikey Madison,</a> le long-métrage raconte l’histoire d’Ani, une jeune travailleuse du sexe de Brooklyn, qui tombe amoureuse de Vanya, le fils d’un oligarque russe. Un mariage précipité à Las Vegas, un choc des classes, et l’ombre menaçante de la famille du jeune héritier composent une intrigue intense, où l’amour se heurte à la violence des rapports sociaux.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au <em>Café Litté</em>, il était impossible de ne pas examiner ce film sous un prisme littéraire. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em>Anora</em> brille par son regard contemporain sur le rêve américain et la marchandisation des corps, son récit résonne avec des thèmes profondément ancrés dans la littérature. La femme qui tente d’échapper à son destin par l’amour et l’ascension sociale, l’héritier prisonnier d’un monde qui ne lui appartient plus, le choc entre la modernité et les traditions : autant de motifs qui traversent la littérature classique et contemporaine. Mais <em>Anora</em> ne se contente pas d’évoquer ces thèmes, il les réinvente, en leur donnant une dimension profondément moderne et résolument politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="ANORA Bande Annonce VF (2025)" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/ATTuIf3yrIA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Des échos de la littérature russe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières images du film, une influence se fait sentir : celle de la littérature russe. Vanya, jeune homme perdu entre son statut et ses désirs, rappelle ces héros tourmentés que l’on retrouve chez <strong>Dostoïevski</strong> ou <strong>Tolstoï.</strong> Comment ne pas penser à <em>Anna Karénine</em>, tragédie d’une femme qui tente de s’émanciper par l’amour, mais que la société condamne inexorablement ? De même, l’univers de <em>Crime et Châtiment</em> trouve un écho dans <em>Anora</em>, à travers la tension entre déterminisme social et quête de rédemption. Anora elle-même peut être vue comme un personnage profondément dostoïevskien, tiraillée entre son pragmatisme de survie et un désir d’affranchissement qui semble toujours hors de portée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers des oligarques russes, tel qu’il est représenté dans le film, n’est pas non plus sans rappeler la décadence décrite par <strong>Tourgueniev</strong> et <strong>Tchekhov</strong>. Un monde en fin de cycle, où la richesse accumulée ne protège plus de la crise morale et de l’implosion imminente. Vanya, comme tant d’héritiers dépeints dans la littérature russe, ne sait pas quoi faire de son privilège, tandis qu’Anora, elle, tente désespérément d’en tirer quelque chose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le motif de la femme fatale et de l’ascension sociale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Anora</em>, l’héroïne incarne un archétype littéraire puissant : celui de la femme qui, par sa beauté et son intelligence, tente de gravir l’échelle sociale. Ce motif traverse la littérature, de <strong><em>Manon Lescaut</em> </strong>de l’abbé Prévost à <em>Nana</em> de <strong>Zola</strong>, en passant par <em>Moll Flanders</em> de <strong>Defoe.</strong> Mais là où ces récits du passé se concentraient sur la chute ou la damnation, le film de Baker offre une lecture plus nuancée, plus moderne. Anora n’est pas une simple courtisane victime de son époque : elle est une femme qui tente de survivre dans un monde qui ne lui laisse que peu de choix. Elle est aussi, paradoxalement, une héroïne picaresque : son intelligence, son audace et sa capacité d’adaptation la rapprochent de figures littéraires telles que Becky Sharp dans <em>La Foire aux vanités</em> de <strong>Thackeray.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’ascension sociale dans <em>Anora</em> est également profondément politique. Contrairement aux récits du XIXe siècle où le mariage pouvait être une porte de sortie vers une vie meilleure, ici, la violence du monde capitaliste rattrape les personnages. Anora croit saisir une opportunité, mais découvre rapidement que son rôle est déjà écrit par des forces qui la dépassent. <strong>Le film déconstruit ainsi le mythe de la réussite par l’amour et dévoile l’envers brutal d’un système qui ne laisse pas de place aux outsiders.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-1103" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081-1024x576.webp 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081-600x338.webp 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081-768x432.webp 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081-1536x864.webp 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-Eydelshteyn-et-Mikey-Madison-dans-Anora-de-Sean-Baker-2041081.webp 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Littérature et cinéma : un dialogue permanent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le travail du sexe est un thème récurrent dans la littérature du XIXe siècle – pensons à <em>La Dame aux camélias</em> d’<strong>Alexandre Dumas</strong> fils ou à <em>Belle de jour</em> de <strong>Joseph Kessel</strong> –, le cinéma l’a lui aussi largement exploré. <em>Anora</em> s’inscrit ainsi dans la lignée de films comme <em><strong>Pretty Woman</strong></em>, tout en refusant la romance idéalisée. À l’instar des récits naturalistes, Sean Baker filme avec un regard froid et sans fard, mettant en avant la dure réalité sociale plutôt que le conte de fées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aussi voir dans <em>Anora</em> une résonance avec le cinéma néoréaliste italien, où les destins individuels étaient écrasés par le poids des structures sociales. Comme chez <strong>Pasolini</strong> ou <strong>Visconti</strong>, la beauté des images contraste avec la brutalité du monde qu’elles décrivent. Baker, en ce sens, rejoint la tradition des cinéastes qui, à l’instar des grands romanciers du XIXe siècle, font du cinéma un miroir impitoyable des réalités de leur époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Anora</em>, une réécriture moderne de Gatsby ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, une autre comparaison littéraire s’impose : celle avec <em>Gatsby le Magnifique</em> de F. Scott Fitzgerald. Vanya, avec sa richesse et son monde clos, rappelle Gatsby, tandis qu’Anora incarne l’énergie brute de ceux qui tentent d’entrer dans une société qui les rejette. Si Gatsby rêvait d’amour et de reconnaissance, Anora cherche, elle aussi, à s’extraire de sa condition. Mais le rêve américain d’aujourd’hui est-il encore possible, ou n’est-il qu’une illusion fatale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où <strong>Fitzgerald </strong>décrivait la décadence d’une époque avec nostalgie, Baker filme l’effondrement du rêve américain avec une lucidité glaçante. Dans <em>Anora</em>, il n’y a pas d’illusions romantiques, seulement des luttes, des rapports de force et des espoirs brisés. L’argent n’apporte ni liberté ni sécurité, et la passion amoureuse se heurte toujours aux impératifs de classe et de pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre qui s’inscrit dans une tradition littéraire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Anora</em>, Sean Baker signe un film qui dialogue avec la littérature sans en être une adaptation directe. Il réactive des thèmes intemporels, les inscrit dans une Amérique contemporaine fracturée, et prouve une fois encore que <strong>le cinéma et la littérature n’ont de cesse de se nourrir mutuellement. </strong>Le film, en déconstruisant les récits classiques d’ascension sociale et d’amour impossible, se place dans la lignée des grands romans réalistes et naturalistes, tout en offrant un regard profondément ancré dans notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Oscar du Meilleur Film amplement mérité, et une œuvre qui, sans nul doute, résonnera encore longtemps dans nos esprits.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="5000" height="3333" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/03/97_TC_1194.avif" alt="" class="wp-image-1102"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le réalisateur américain Sean Baker reçoit le Prix du Meilleur Film pour Anora lors de la 97e cérémonie des Oscars, le 2 mars 2025, à Hollywood, en Californie</em> / AAFP</p>


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			<media:title type="plain">ANORA Bande Annonce VF (2025)</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[✩ Les Films à VOIR ?  Ils sont ICI ► https://www.youtube.com/playlist?list=PL843D2ED8D80FA673Le film aux 5 Oscars :- Meilleur film 2025- Meilleur réalisateur...]]></media:description>
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		<title>11 mars, je lis : un quart d&#8217;heure de lecture national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 14:39:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, mardi 11 mars 2025, la France se met à l’heure de la lecture avec le #11MarsJeLis, un événement national initié par le Centre National du Livre (CNL) en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Pour la quatrième année consécutive, cet instant suspendu invite chacun à consacrer quinze minutes à la lecture, qu’il soit [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, mardi 11 mars 2025, la France se met à l’heure de la lecture avec le #11MarsJeLis, un événement national initié par <a href="https://centrenationaldulivre.fr/actualites/le-cnl-invite-a-un-quart-d-heure-de-lecture-national-le-11-mars-2025" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/actualites/le-cnl-invite-a-un-quart-d-heure-de-lecture-national-le-11-mars-2025" target="_blank" rel="noopener">le Centre National du Livre (CNL) </a>en partenariat avec le ministère de <a href="https://www.google.com/search?gs_ssp=eJzj4tTP1Tcwzk7OzVNgNGB0YPASTk0pTU4syczPU8gDU4k5qQC9kQtx&amp;q=education+nationale&amp;oq=education+&amp;gs_lcrp=EgZjaHJvbWUqEwgBEC4YgwEYxwEYsQMY0QMYgAQyBwgAEAAYjwIyEwgBEC4YgwEYxwEYsQMY0QMYgAQyDAgCEAAYQxiABBiKBTINCAMQABiDARixAxiABDINCAQQABiDARixAxiABDIGCAUQRRg8MgYIBhBFGDwyBggHEEUYPNIBCDM3MjdqMGo3qAIAsAIA&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8" data-type="link" data-id="https://www.google.com/search?gs_ssp=eJzj4tTP1Tcwzk7OzVNgNGB0YPASTk0pTU4syczPU8gDU4k5qQC9kQtx&amp;q=education+nationale&amp;oq=education+&amp;gs_lcrp=EgZjaHJvbWUqEwgBEC4YgwEYxwEYsQMY0QMYgAQyBwgAEAAYjwIyEwgBEC4YgwEYxwEYsQMY0QMYgAQyDAgCEAAYQxiABBiKBTINCAMQABiDARixAxiABDINCAQQABiDARixAxiABDIGCAUQRRg8MgYIBhBFGDwyBggHEEUYPNIBCDM3MjdqMGo3qAIAsAIA&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8" target="_blank" rel="noopener">l’Éducation nationale</a>. Pour la quatrième année consécutive, cet instant suspendu invite chacun à consacrer quinze minutes à la lecture, qu’il soit lecteur occasionnel ou passionné.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un rendez-vous national autour du livre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création, le <strong>quart d’heure de lecture national</strong> s’impose comme un moment clé pour remettre le livre au centre de notre quotidien. En mobilisant <strong>les écoles, les entreprises, les administrations, les associations, les centres sociaux et les EHPAD</strong>, cette initiative entend démontrer que la lecture n’est pas qu’un simple loisir : elle est aussi un outil de bien-être et de cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les écoles, ce rituel de lecture quotidien, généralisé en 2019 par l’Éducation nationale, a montré des effets positifs notables : un temps de calme propice à la concentration, une meilleure cohésion de groupe et un regain d’intérêt pour la lecture. Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas aux plus jeunes. <strong>Lire 15 minutes par jour permet à chacun de s’évader, de se recentrer et de stimuler son imaginaire.</strong></p>



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<iframe loading="lazy" title="[CNL] ITW d&#039;Augustin Trapenard, ambassadeur du Quart d&#039;heure de lecture national 2025" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/3RLCFHaGrB0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>La lecture, un enjeu de santé publique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la <strong>santé mentale a été déclarée Grande cause nationale 2025</strong>, le CNL rappelle que la lecture peut jouer un rôle essentiel dans le bien-être psychologique. S’accorder un moment quotidien pour lire, c’est offrir à son esprit une parenthèse, un instant de déconnexion bénéfique face au tumulte du monde numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>#11MarsJeLis</strong> est donc bien plus qu’un événement symbolique. Il s’agit d’un <strong>engagement collectif pour la lecture</strong>, un rappel que, dans nos vies surchargées d’informations et de sollicitations, ouvrir un livre reste l’un des gestes les plus simples et les plus puissants pour se retrouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors aujourd’hui, éteignez votre portable, ouvrez un livre… et lisez !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="[CNL] Questions réponses | Sandrine Collette, ambassadrice du Quart d&#039;heure de lecture national 2025" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/NrFn_5UZi7Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>


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			<media:title type="plain">[CNL] ITW d&#039;Augustin Trapenard, ambassadeur du Quart d&#039;heure de lecture national 2025</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[Le Centre national du livre (CNL) en lien avec le ministère de l’Éducation nationale et l’ensemble de ses partenaires invite, pour la quatrième édition, tous...]]></media:description>
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		<title>Les Nuits de la Lecture 2025 : Une 9e édition qui s’achève en beauté ce 26 janvier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 12:09:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est aujourd’hui que s’achève avec succès la 9e édition des Nuits de la Lecture, un rendez-vous désormais incontournable pour tous les amoureux des livres. Depuis son lancement en début de semaine, cet événement national et international a tenu sa promesse : faire vibrer la passion de la lecture dans les cœurs et les esprits, de [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est aujourd’hui que s’achève avec succès la 9e édition des Nuits de la Lecture, un rendez-vous désormais incontournable pour tous les amoureux des livres. Depuis son lancement en début de semaine, cet événement national et international a tenu sa promesse : faire vibrer la passion de la lecture dans les cœurs et les esprits, de jour comme de nuit.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un coup d’envoi littéraire avec Maylis de Kerangal</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, l’édition a été marquée par le parrainage de Stéphane Bern et Maylis de Kerangal. Dès l’ouverture, l’autrice a donné le ton en lisant un extrait de son dernier roman <em>Jour de Ressac</em> (Verticales, 2024), une œuvre profondément ancrée dans les paysages et l’âme de sa ville natale, Le Havre. Cette lecture inaugurale a captivé un public conquis, donnant le la à une programmation riche et variée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maylis de Kerangal s’est également illustrée lors de moments forts : un karaoké littéraire au CNL vendredi soir et une lecture mémorable autour du thème des patrimoines à La Conciergerie samedi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="[CNL] Lecture de Maylis de Kerangal, Marraine des Nuits de la lecture 2025" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/qcAp1KE5RBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>8 000 événements, une France mobilisée pour la lecture</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 8 000 événements organisés à travers tout le pays, cette édition a su fédérer un large public. Bibliothèques, librairies, établissements scolaires, lieux culturels et sites patrimoniaux se sont mobilisés pour offrir des expériences uniques : rencontres avec des auteurs, ateliers créatifs, expositions et bien plus encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour guider les curieux à travers cette riche programmation, une carte interactive et une rubrique thématique dédiée ont permis à chacun de trouver son bonheur. Du matrimoine littéraire aux animations en librairie, la diversité des activités reflète la vitalité et l’importance de la lecture dans nos vies.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une portée internationale grandissante</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nuits de la Lecture ont également rayonné au-delà des frontières françaises. Une trentaine de pays ont participé à cette 9e édition, prouvant que la lecture est un langage universel. Des événements ont ainsi été organisés en Algérie, au Canada, en Hongrie, au Japon, au Liban, ou encore au Pérou, pour ne citer qu’eux. Une véritable fête des mots et des imaginaires partagée aux quatre coins du globe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Poésie et créativité au cœur des nuits</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2025 a également mis la poésie à l’honneur avec le Serveur Vocal Poétique (SVP), une initiative originale de la compagnie Home Théâtre. En composant un numéro gratuit, les auditeurs ont pu découvrir une sélection de poèmes contemporains autour du thème <em>Hériter</em>. Et pour une touche de poésie dans le quotidien, la RATP a diffusé des extraits de ces poèmes dans ses stations de métro jusqu’à minuit ce soir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un quiz nocturne pour les esprits curieux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires des Nuits de la Lecture, comme Babelio, ont enrichi l’événement avec des initiatives ludiques. Les participants ont pu tester leurs connaissances sur la nuit dans la littérature grâce à un quiz original mêlant roman, théâtre et poésie, rappelant que l’obscurité a toujours été une source d’inspiration inépuisable pour les écrivains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Clôture d’une édition lumineuse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 26 janvier marque la fin d’une 9e édition des Nuits de la Lecture qui aura su rassembler, émouvoir et émerveiller des milliers de lecteurs, confirmant l’importance de la lecture comme vecteur de lien et de culture. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle plongée au cœur des livres et de la nuit !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un événement en partenariat avec</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="257" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/unnamed.jpg" alt="" class="wp-image-977" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/unnamed.jpg 1000w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/unnamed-600x154.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/unnamed-768x197.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>


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			<media:title type="plain">[CNL] Lecture de Maylis de Kerangal, Marraine des Nuits de la lecture 2025</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[Maylis de Kerangal nous fait l’honneur d’être la marraine de la 9e édition des Nuits de la lecture. Son dernier livre, Jour de ressac, publié aux Editions Ve...]]></media:description>
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		<title>Affaire Mazan : Repenser le Viol à Travers la Littérature</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 16:10:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheurs]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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					<description><![CDATA[L’affaire Mazan a ravivé les débats sur la culture du viol, nous poussant au CaféLitté à interroger la place des violences sexuelles dans la littérature. Pour approfondir cette réflexion, nous avons rencontré Anne-Claire Marpeau, chercheuse en littérature comparée et maîtresse de conférence à l’Université de Strasbourg. Au départ spécialiste des représentations du féminin dans la [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>L’affaire Mazan a ravivé les débats sur la culture du viol, nous poussant au CaféLitté à interroger la place des violences sexuelles dans la littérature. Pour approfondir cette réflexion, nous avons rencontré Anne-Claire Marpeau, chercheuse en littérature comparée et maîtresse de conférence à l’Université de Strasbourg. Au départ spécialiste des représentations du féminin dans la littérature du XIXe siècle, elle a mené ensuite des recherches sur la manière dont les violences sexuelles sont traitées dans les textes littéraires, soulevant ainsi des enjeux éthiques et pédagogiques essentiels.</strong></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire</strong>&nbsp;<strong>Marpeau,</strong>&nbsp;<strong>vous avez consacré une partie de vos recherches à l’analyse des violences sexuelles dans les textes littéraires. Pourquoi avez-vous choisi d</strong>‘<strong>explorer cette thématique difficile et essentielle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong> : Mon intérêt pour cette thématique découle de ma thèse de doctorat. Initialement, mes recherches portaient sur les questions de lecture et de réception, avec un focus particulier sur&nbsp;<em>Madame Bovary</em>, tant sur le roman que sur son personnage central, de sa publication à aujourd’hui. Je me suis appuyée sur des traces de réception empirique, c’est-à-dire sur les retours de lecteurs et lectrices réels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, j’ai constaté qu’Emma Bovary était un personnage largement mal aimé, en grande partie à cause de la féminité qu’elle incarne. Elle est souvent perçue comme un contre-modèle des attentes envers les femmes, et cette perception traverse les époques. Les lycéennes d’aujourd’hui que j’ai interrogées la voient comme soumise, centrée sur l’amour, et dépeinte comme une mauvaise mère – une combinaison qui les déstabilise. À l’époque de Flaubert, les critiques insistaient davantage sur son adultère, allant parfois jusqu’à la qualifier de courtisane ou de prostituée dans les textes contemporains du procès du roman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces observations m’ont conduite à interroger la représentation des femmes dans les textes littéraires.<strong>&nbsp;</strong>Deux axes majeurs se sont imposés : d’une part, interroger la violence que l’auteur et le texte peuvent exercer, parfois inconsciemment, sur leurs personnages féminins ; d’autre part, penser la manière dont la violence est mise en scène dans la fiction elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En abordant ces questions sous l’angle du genre, il apparaît que les relations hétérosexuelles dans de nombreuses œuvres canoniques, souvent enseignées, sont imprégnées de violence patriarcale. Ces réflexions m’ont donc poussée à approfondir l’analyse des violences, qu’elles soient explicites ou implicites, dans les textes littéraires. Cela me semble crucial, notamment dans un cadre pédagogique où ces œuvres continuent d’être enseignées et interrogées par de nouvelles générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de souligner l’aspect collectif de ces recherches. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à travailler sur ces thématiques au sein de l’université française, et cette dynamique crée une véritable synergie. Par exemple, je participe actuellement au projet&nbsp;<a href="https://avisa.huma-num.fr/s/avisa/page/accueil" target="_blank" rel="noopener">AVISA</a>, qui se consacre à l’historicisation du harcèlement sexuel. L’objectif est de recenser les victimes, qu’elles soient réelles ou fictives, de l’Antiquité à&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_MeToo" target="_blank" rel="noopener">#MeToo</a>. Le projet s’intéresse également aux termes employés dans les textes littéraires avant l’apparition de l’expression « harcèlement sexuel ». Quels mots utilisait-on pour décrire ces violences ? Comment ces réalités étaient-elles abordées dans les œuvres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réflexions m’amènent à une interrogation plus profonde sur la littérature elle-même<strong>.</strong>&nbsp;Pour moi, la littérature est un outil pour mieux vivre et entrer en relation avec autrui. Mais entrer en relation, c’est aussi questionner les rapports de pouvoir et de domination, dont les manifestations les plus extrêmes prennent la forme de violences. C’est ainsi que mes recherches m’ont conduite à explorer des corpus particulièrement sensibles : les violences faites aux femmes dans les textes canoniques du XIXᵉ siècle, mais aussi les violences sexuelles et l’inceste dans la littérature jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la question qui m’habite est celle de la justesse. Comment représenter ces sujets sensibles de manière à la fois esthétiquement adéquate et éthiquement juste ? Cet équilibre est crucial, car ces représentations engagent des visions du monde et des rapports à l’autre. Aborder ces thématiques, c’est un peu comme déverrouiller une boîte de Pandore : on y découvre une multitude d’aspects, souvent sous-estimés ou occultés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment représenter ces sujets sensibles de manière à la fois esthétiquement adéquate et éthiquement juste ? Cet équilibre est crucial, car ces représentations engagent des visions du monde et des rapports à l’autre. Aborder ces thématiques, c’est un peu comme déverrouiller une boîte de Pandore : on y découvre une multitude d’aspects, souvent sous-estimés ou occultés.</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réflexion dépasse les seules violences faites aux femmes. Elle englobe toutes les formes de violence exercées sur les personnes dominées : les enfants, les personnes racisées, les personnes en situation de handicap, entre autres. Je défends l’idée que la littérature et l’université ont une mission d’explicitation et d’approche critique à cet égard. En tant que chercheuse à l’<a href="https://www.inspe-paris.fr/" target="_blank" rel="noopener">I</a><a href="http://v/">NSPE</a>, qui forme les futurs professeurs, je suis convaincue que ces questions doivent être intégrées à la fois dans la recherche et dans l’enseignement. Enseigner la littérature implique de reconnaître ses limites.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Si l’on considère la littérature uniquement comme un objet esthétique, on passe à côté de l’essentiel.</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des représentations de violence, choisir de ne pas en parler revient à cautionner ces violences par le silence. Cela constitue en soi une forme de morale, mais une morale du non-dit. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous permettre une telle posture. Internet joue également un rôle clé : c’est un outil ambivalent, qui exige des précautions, mais il offre un espace d’expression aux voix longtemps marginalisées. L’université, loin d’être déconnectée du monde, doit intégrer ces transformations et s’interroger sur les échos qu’elles suscitent dans ses recherches et son enseignement.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-908" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-683x1024.jpg 683w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-400x600.jpg 400w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-768x1152.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-1024x1536.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-1365x2048.jpg 1365w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/95A8314©CarolineMartin-2-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Anne-Claire MARPEAU</em> <em>© Archives personnelles</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains textes littéraires reproduisent des schémas de domination ou des stéréotypes sur les violences sexuelles. Par exemple, dans&nbsp;</strong><strong><em>Les Liaisons dangereuses</em></strong><strong>&nbsp;de Laclos, les manipulations de Valmont et la séduction forcée de Cécile peuvent être lues comme une esthétisation du pouvoir masculin. De même,&nbsp;</strong><strong><em>Nana</em></strong><strong>&nbsp;de Zola, tout en exposant la condition féminine, tend parfois à réduire les personnages féminins à des archétypes. À l’opposé, des œuvres comme&nbsp;</strong><strong><em>Le Consentement&nbsp;</em></strong><strong>de Vanessa Springora ou&nbsp;</strong><strong><em>Le Deuxième Sexe&nbsp;</em></strong><strong>de Simone de Beauvoir interrogent frontalement ces mécanismes et les déconstruisent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment distinguez-vous une œuvre qui perpétue ces stéréotypes d’une œuvre qui les interroge ou les déconstruit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: C’est une excellente question, car elle touche à la fois à la production des œuvres et à leur réception. On peut d’abord s’interroger sur l’intentionnalité : ce que l’auteur ou l’autrice voulait dire ou, au contraire, ce qu’ils ont choisi de taire. Dans le cas de Zola, par exemple,&nbsp;<em>Nana</em>&nbsp;s’inscrit dans le cadre des&nbsp;<em>Rougon-Macquart</em>&nbsp;et se concentre sur la déchéance d’un personnage féminin. Il n’y a pas, dans le discours explicite de Zola, une volonté de dénoncer la violence faite aux femmes mais plutôt celle d’interroger un «&nbsp;type&nbsp;» féminin ( <a href="https://www.honorechampion.com/fr/editions-honore-champion/10591-book-08534522-9782745345226.html" data-type="link" data-id="https://www.honorechampion.com/fr/editions-honore-champion/10591-book-08534522-9782745345226.html" target="_blank" rel="noopener">Voir à cet égard la thèse de Fleur Bastin-Hélary</a> ).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;<em>Les Liaisons dangereuses</em>&nbsp;de Laclos, on peut y voir une dénonciation implicite des abus de pouvoir, mais ces violences sont également esthétisées et ont pour but de produire un véritable plaisir de lecture, notamment à travers les manipulations de Valmont. Cela soulève la question de savoir si cette esthétisation contribue à critiquer ces violences ou, au contraire, à les rendre acceptables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui ressort, dans des œuvres comme celles-ci, c’est souvent la manière dont elles adoptent un point de vue masculin sur les corps féminins : ce qu’on appelle aujourd’hui le&nbsp;<a href="https://shs.cairn.info/revue-romantisme-2023-3-page-139?lang=fr&amp;tab=resume" target="_blank" rel="noopener"><em>male gaze</em></a>. Ce regard se manifeste par des procédés narratifs et esthétiques qui exposent ces corps, souvent abîmés ou violentés, fétichisés et dominés par la focalisation. Même chez Zola, on peut parfois s’interroger sur une forme de revanche implicite du narrateur sur des personnages féminins qui le fascinent et le rebutent, posture qu’il partage avec un certain nombre de ses contemporains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, la distinction entre une œuvre qui perpétue ces stéréotypes et une œuvre qui les interroge réside dans plusieurs éléments : la manière dont elle est encadrée par son auteur, la façon dont elle est écrite, mais aussi dans la lecture que nous en faisons aujourd’hui. Nos sensibilités contemporaines influencent beaucoup la manière dont ces textes nous parlent ou nous interrogent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donc, pensez-vous que certaines œuvres, même classiques, devraient être réinterrogées à la lumière des débats contemporains sur le consentement et les violences de genre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: Il faut garder à l’esprit que la lecture d’une œuvre s’inscrit toujours dans un contexte, à une époque donnée, et qu’elle est influencée par un point de vue social et une communauté interprétative. Mon regard, ainsi que celui de mes collègues ou d’amies lectrices féministes, par exemple, trouve aujourd’hui une plus grande diffusion dans les sphères universitaires et dans la société. Mais, d’ici quelques années, ce point de vue pourra être remis en question par un autre courant interprétatif. Et c’est précisément cela qui rend la littérature vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma part, je considère que les débats contemporains sur des questions comme le consentement ou les violences de genre représentent une véritable opportunité pour ces textes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en évoquant la&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancel_culture" target="_blank" rel="noopener"><em>cancel culture,</em></a>&nbsp;il ne s’agit pas de rejeter ou d’effacer ces œuvres. Notre démarche, au contraire, s’inscrit dans un travail de relecture : exhumer des textes, les remettre en lumière, et surtout proposer de les lire autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me semble le plus enrichissant, c’est de confronter les différentes lectures. Cette confrontation permet de révéler la pluralité des interprétations possibles, tout en acceptant qu’aucune ne détienne la vérité absolue. Je défends l’idée qu’en littérature, il n’y a pas de vérité fixe dans la réception d’un texte : il n’y a que des interprétations, toutes évolutives et tributaires de leur contexte. C’est par le dialogue des communautés interprétatives et par le repérage des interprétations qui varient ou perdurent, qu’on peut interroger les effets du texte.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/Edouard_Manet_037-1-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-917" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/Edouard_Manet_037-1-771x1024.jpg 771w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/Edouard_Manet_037-1-452x600.jpg 452w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/Edouard_Manet_037-1-768x1020.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2025/01/Edouard_Manet_037-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Édouard Manet, Nana (1877) : Provocation féminine et regard sur la société du XIXᵉ siècle, </em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Musée d&rsquo;Orsay, Paris</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes aussi chercheuse en didactique, ce qui vous place dans une position idéale pour répondre à cette question : comment un enseignant peut-il aborder ces thématiques sensibles sans risquer la surinterprétation ou la banalisation ? Quels outils ou approches conseilleriez-vous pour traiter, avec des élèves du secondaire, des textes qui évoquent des violences sexuelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: C’est une bonne question. Tout d’abord, je tiens à rappeler – et c’est un point que je souligne souvent – qu’en tant que chercheuse en didactique, je trouve parfois que notre discipline peut adopter une posture trop surplombante vis-à-vis des enseignants et enseignantes, notamment ceux du primaire et du secondaire. Un enseignant est le mieux placé pour savoir ce qu’il peut enseigner, ce qu’il est possible de faire avec sa classe. Il connaît mieux que quiconque les dynamiques de son groupe et les limites à ne pas franchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, sur les questions sensibles comme celles-ci, la première réflexion doit porter sur la sensibilité de l’enseignant lui-même : est-il ou elle à l’aise pour aborder ces sujets ? Si un enseignant n’est pas à l’aise, il y a de fortes chances que l’enseignement en pâtisse. Et il existe toujours des manières alternatives d’aborder certains thèmes. Par exemple, pour traiter des violences sexuelles contre les femmes, il n’est pas nécessaire de passer par une scène explicite de viol ; on peut choisir des textes qui abordent le sujet de manière plus implicite, par exemple une scène de baiser forcé comme dans <em>On ne badine pas avec l’amour de Musset</em> (II, 3), selon ce qui convient mieux à l’enseignant et à la classe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il faut distinguer deux types d’outils : les outils pédagogiques et les outils didactiques.<br>Les outils pédagogiques concernent avant tout le climat de classe. Sur ce point, les États-Unis ont une longueur d’avance : cela fait des décennies que les enseignants nord-américains réfléchissent à ces questions. Des pratiques comme le&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trigger_warning_(psychologie)" target="_blank" rel="noopener"><em>trigger warning</em>&nbsp;</a>(avertissement préalable) ou la création d’un&nbsp;<em>safe space</em>&nbsp;visent à préparer les élèves à des discussions potentiellement difficiles. Cependant, ces outils ne neutralisent pas l’effet émotionnel du texte. Un élève ayant vécu des violences pourrait tout de même être choqué par ce qu’il lit. Mais ces dispositifs permettent d’ouvrir un espace de dialogue, où l’enseignant peut dire : « Je sais que ce sujet peut être difficile, et je suis là pour en parler. » Cela peut donner aux élèves une certaine autonomie : choisir d’écouter ou non, de s’exprimer ou non, ou même de s’éloigner temporairement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également important de rappeler qu’un enseignant agit dans un cadre institutionnel, avec des examens, des évaluations et une autorité qui peut parfois compliquer l’expression des élèves. Lire un texte violent chez soi, où l’on peut fermer le livre si cela devient trop éprouvant, n’a rien à voir avec le fait de le lire en classe, entouré de ses camarades. Créer un climat sécurisé permet de désamorcer cette tension et d’ouvrir le dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, sur des sujets aussi délicats, il est essentiel de réfléchir à la manière d’évaluer. Ces thématiques ne devraient pas à mon sens être évaluées et si elles le sont, de manière frontale. Si on choisit d’évaluer, l’évaluation pourrait plutôt porter sur la participation au débat ou sur d’autres formes plus médiées qu’une dissertation sur la question du viol en littérature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste également la question des outils didactiques, dont l’évaluation fait partie. Cela englobe les procédés et dispositifs spécifiques que l’on met en place dans chaque discipline pour enseigner un sujet donné. En littérature, par exemple, il s’agit de réfléchir à la manière littéraire d’aborder les questions de violences sexuelles. Ce n’est pas la même approche que celle adoptée en didactique de l’histoire, où l’on enseigne ces questions sous un angle historique. C’est un champ qui, à mon avis, reste encore largement à explorer. Il s’agit ici de se demander comment on aborde&nbsp;littérairement les questions éthiques, en passant par le texte, sa lecture, son analyse, en utilisant des outils propres à l’analyse littéraire. La question de la didactisation des violences sexuelles soulève un enjeu majeur : si on décide d’aborder les questions éthiques, comment le faire en favorisant les apprentissages propres à la discipline «&nbsp;français&nbsp;»&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, il faut rappeler qu’en France, nous évoluons dans un système institutionnel où les évaluations et les examens occupent une place centrale. Cela crée une exigence de préparation des élèves à ces échéances. Que cela plaise ou non, au baccalauréat, ils devront passer des épreuves comme la dissertation, le commentaire de texte ou la lecture analytique. On peut regretter ce cadre rigide et souhaiter des alternatives, mais la réalité est que la majorité des élèves, notamment dans les filières générales et technologiques, seront évalués selon ces critères. Nous avons donc une responsabilité envers eux : les former à ces exercices, leur fournir les outils nécessaires à leur réussite académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignement des textes traitant de violences sexuelles peut susciter un réel intérêt, notamment en travaillant sur des aspects narratologiques comme le point de vue ou la voix du personnage féminin. Par exemple, une question pertinente à poser serait : «&nbsp;Est-ce que les personnages féminins prennent autant la parole que les personnages masculins ?&nbsp;» ou bien «&nbsp;Quels sont les verbes associés aux personnages féminins ?&nbsp;». Il existe, d’ailleurs,&nbsp;<a href="https://juliasilge.com/blog/gender-pronouns/" target="_blank" rel="noopener">une étude de data mining menée sur les textes de Jane Austen</a>&nbsp;qui révèle que les personnages féminins sont souvent associés à des activités passives, ce qui soulève des interrogations sur la manière dont le genre est représenté dans la littérature. À ce sujet, nous avons co-créé avec Anne Grand d’Esnon un carnet intitulé&nbsp;<a href="https://www.openedition.org/20573" target="_blank" rel="noopener"><em>Malaises dans la lecture</em></a>, qui aborde ces questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre dispositif didactique intéressant est le débat interprétatif. Ces débats, souvent chargés d’interprétation, peuvent permettre aux élèves de confronter leurs points de vue et d’approfondir leur compréhension. Toutefois, cela nécessite une mise en place précise des exercices, en anticipant les réactions parfois choquantes, tant de la part d’élèves qui ne perçoivent pas le problème dans un texte perçu comme violent par l’enseignant ou l’enseignante que de ceux qui peuvent estimer que le personnage l’a «&nbsp;bien cherché&nbsp;». Cela nécessite de s’interroger sur la place qu’on laisse aux interprétations divergentes ou choquantes. Sur des sujets comme celui des violences sexistes et sexuelles, c’est un véritable exercice de pensée critique et de démocratie, pour les élèves comme les enseignants et enseignantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces exercices permettent d’aborder des compétences transversales, comme la prise de parole, l’interprétation du texte et la prise de parole orale, qui sont des compétences essentielles en français. Par ailleurs, ces activités s’inscrivent également dans le cadre de l’éducation morale et civique, offrant un cadre propice pour travailler sur des stéréotypes de genre. Par exemple, il est facile de réduire les auteurs des siècles passés à des représentants de la culture du viol, mais il est crucial de comprendre que cette culture est omniprésente, tant dans le passé qu’aujourd’hui, et qu’elle se retrouve dans de nombreuses productions culturelles que les élèves consomment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble que les jeunes d’aujourd’hui, en particulier les lycéennes et étudiantes, sont de plus en plus sensibilisés aux termes comme «&nbsp;consentement&nbsp;», des mots qui n’étaient pas présents lors de ma propre scolarité. Cela montre que les mentalités évoluent, mais il reste nécessaire de continuer à poser des questions et à faire des comparaisons. Par exemple, comparer une scène de séduction ou de violence dans un texte du XIXe siècle avec une scène d’agression dans une série télévisée populaire. Dans ce contexte, l’agression est souvent esthétisée, perçue comme une forme d’amour ou de désir, véhiculant ainsi des modèles de masculinité toxique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les violences faites aux femmes et aux enfants sont aussi le produit d’un système patriarcal qui impose aux hommes, notamment les jeunes garçons, des normes sociales et sexuelles qui, loin de les rendre heureux, risquent de les enfermer dans une vision toxique de l’amour, du rapport à l’autre et de la sexualité. Déconstruire ces rôles de genre est donc un travail à mener des deux côtés, afin de libérer tous les individus des attentes sociales oppressives qui leur sont imposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’affaire Mazan a ravivé les débats sur la culture du viol et a mis en lumière des lacunes majeures dans la sensibilisation et la prévention des violences sexuelles. Dans ce contexte, quel rôle attribuez-vous à la littérature ? Peut-elle véritablement agir comme un levier pour questionner la culture du viol et transformer les consciences, ou ses limites la cantonnent-elles à une réflexion symbolique sans impact concret ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: C’est encore une excellente question. Le rôle de la littérature dépend en grande partie de ce que l’on entend par «&nbsp;littérature&nbsp;». Dans le cadre scolaire, la littérature fait partie du programme de français, une discipline clé qui, avec les mathématiques, est l’une des plus enseignées dans le système éducatif (en moyenne cinq heures par semaine au secondaire). À ce titre, elle joue un rôle fondamental. La lecture de textes littéraires commence dès le plus jeune âge en France, ce qui confère à la littérature un rôle majeur. C’est pourquoi la sensibilisation des enseignants et enseignantes à ces questions, notamment celles liées aux violences sexuelles, est cruciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai qu’on pourrait penser que la littérature n’a qu’un rôle symbolique, mais je crois fermement qu’elle a toujours eu une vocation sociale. Elle est, en un sens, un moyen d’apprendre à bien vivre. Bien vivre avec soi-même, se découvrir, s’émanciper, et aussi bien vivre avec les autres. Bien vivre, c’est aussi apprendre à entretenir des relations respectueuses, basées sur l’écoute et le soin. Ce n’est pas une démarche religieuse, bien sûr, mais plus une éthique du soin, une pensée féministe qui réfléchit à la manière dont les relations peuvent être transformées par une attention et des pratiques respectueuses d’autrui, des pratiques attentives aux relations de domination et à leurs effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que la littérature, en raison de sa nature même, est un outil puissant pour ouvrir des perspectives, y compris celles des autres. Elle permet de pénétrer dans l’intimité d’un personnage, de comprendre son point de vue, même si on ne l’adopte pas nécessairement. Ce processus nous aide à sortir de nous-mêmes pour penser l’autre, à comprendre comment nos expériences peuvent résonner chez quelqu’un d’autre. C’est là que réside la puissance de la littérature : elle est capable de multiplier les points de vue et de nous faire éprouver d’autres réalités, d’autres vécus. La littérature possède une dimension éthique et poétique. Ce qui lui confère une force particulière, c’est son langage. Ce langage n’est pas simplement communicatif, il est esthétique, il est poétique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">C’est cette beauté qui permet de faire entendre certaines vérités, de toucher des aspects de la réalité que les mots seuls pourraient rendre trop abstraits. [&#8230;] La littérature nous offre l’opportunité de faire l’expérience de vies différentes, d’explorer l’altérité, tout cela à travers le prisme du langage. Or, le langage n’est pas seulement le véhicule de la pensée, il en est aussi le médium par excellence. C’est un outil formidable, car il nous permet de penser autrement et de comprendre le monde sous des angles nouveaux.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, un roman comme&nbsp;<em>Chienne</em>&nbsp;de Marie-Pierre Lafontaine, qui raconte l’inceste qu’elle a subi, déploie une violence dans son écriture même. La brièveté des phrases, leur intensité, donnent une puissance particulière à ce témoignage. C’est cette force de l’écriture, cette beauté même dans la violence, qui permet au lecteur de percevoir ce qui se joue dans l’expérience de l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que la littérature nous offre l’opportunité de faire l’expérience de vies différentes, d’explorer l’altérité, tout cela à travers le prisme du langage. Or, le langage n’est pas seulement le véhicule de la pensée, il en est aussi le médium par excellence. C’est un outil formidable, car il nous permet de penser autrement et de comprendre le monde sous des angles nouveaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, je crois que nous aurions beaucoup à gagner à travailler la littérature en lien avec l’écriture, notamment l’écriture créative. En effet, lire des textes est une chose, mais lire pour apprendre à écrire en est une autre. Lorsque l’on lit des œuvres pour s’en inspirer et comprendre ce que la littérature accomplit, on prend conscience de l’importance de la forme, de la manière dont les choses sont dites. Ce choix de forme influence, voire modifie, le message que l’on veut transmettre. En comprenant cela, on commence à saisir le véritable pouvoir de l’écriture et de la littérature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pouvoir ne réside pas seulement dans la capacité à recevoir et percevoir l’expérience d’autrui, mais aussi dans celle de transmettre notre propre expérience. À cet égard, je suis convaincue que le lien entre lecture et écriture, entre lire pour écrire et écrire pour lire, est fondamental. Il est essentiel, et il me semble que nous gagnerions à le développer davantage, tant dans l’enseignement que dans la recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si vous deviez recommander trois textes littéraires qui permet de mieux comprendre les violences sexuelles et leurs conséquences, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: Le premier livre qui me vient à l’esprit, et cela parce que je viens tout juste de le lire, est&nbsp;<a href="https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;ISBN=978-2-8180-5826-8" target="_blank" rel="noopener"><em>Triste Tigre</em>&nbsp;de Neige Sinno.&nbsp;</a>Ce texte aborde l’inceste qu’elle a subi de la part de son beau-père. Il est d’une grande richesse, car l’auteure, forte de sa propre formation littéraire, réfléchit à la manière dont la littérature ne l’a pas sauvée, tout en lui offrant l’opportunité de penser et de partager son expérience. Ce texte me semble fondamental pour aborder la question du viol et de l’inceste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième livre auquel je pense est&nbsp;<a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/memoire-de-fille/9782070145973" target="_blank" rel="noopener"><em>Mémoire de fille</em>&nbsp;d’Annie Ernaux.&nbsp;</a>Le style d’Ernaux, qui refuse le lyrisme et la métaphore, est d’une puissance particulière pour décrire ce qui se passe. Elle nous livre un récit brut, presque clinique, qui oblige le lecteur à interroger ce qui se cache derrière ce qui semble anodin. Ce qui rend ce livre d’autant plus intéressant, c’est le parcours de l’autrice, qui a mis des années à reconnaître que ce qu’elle avait vécu était un viol. Après le mouvement #MeToo, elle a finalement choisi de nommer les choses et de s’emparer du mot «&nbsp;viol&nbsp;». Je trouve cela d’une grande audace et très courageux. Ce processus, ainsi que l’évolution du regard que nous portons aujourd’hui sur les violences sexuelles, même à travers des récits personnels, montre combien notre lecture des textes, influencée par la société et les mouvements sociaux contemporains, peut en modifier la compréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On finit la sélection avec un classique, peut-être ?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: Je pourrais citer&nbsp;<em>Les Métamorphoses</em>&nbsp;d’Ovide. C’est d’abord une œuvre qui permet de penser la récurrence et la banalisation de la culture du viol dans la culture occidentale, tant les viols sont nombreux dans ces récits mythologiques. Mais je pense aussi à la question de la métamorphose et de ce qu’elle symbolise, par exemple dans l’histoire de Daphné et Apollon. Ce texte illustre parfaitement les conséquences physiques du traumatisme, avec la transformation de Daphné en laurier, un processus symbolisant comment le traumatisme s’ancre profondément dans le corps. Ce qui est fascinant, c’est l’image de l’arbre et de la forêt, souvent utilisée pour évoquer la résilience, dans son sens psychologique. Ce concept de guérison à travers le retour à la nature, au vivant, réapparaît fréquemment, notamment en littérature de jeunesse. De nombreux personnages, en particulier des enfants, se transforment, se réfugient dans la forêt, ou prennent la forme d’arbres pour symboliser un processus de guérison. C’est une métaphore puissante, qui permet de visualiser ce cheminement vers la guérison. Donc, oui,&nbsp;<em>Les Métamorphoses</em>, c’est un texte vraiment riche à cet égard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En tant que chercheuse, mais aussi en tant que lectrice, que retenez-vous personnellement de votre exploration littéraire et scientifique des violences sexuelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Claire MARPEAU</strong>&nbsp;: Ce que je retiens de mon exploration littéraire et scientifique des violences sexuelles, c’est avant tout leur caractère profondément endémique et omniprésent. Au fur et à mesure de mes lectures et recherches, cette violence m’apparaît de plus en plus évidente. Parfois, cela me gêne lorsque je lis un texte ou que je visionne un film, car je repère des formes de violences que je n’aurais pas remarquées auparavant. Cette prise de conscience souligne la manière dont cette réalité est inscrite partout, souvent de manière subtile et insidieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, il y a aussi un sentiment d’espoir qui émerge. Peut-être est-ce dû au fait que je travaille avec des collègues également passionnés et engagés dans ce domaine, mais il me semble que nous avons, en tant que chercheurs et chercheuses, une réelle possibilité de contribuer activement. Bien sûr, la littérature ne doit pas seulement être utile, mais il est incontestable qu’elle peut aussi jouer un rôle social et humain. À travers mes recherches, je me sens en parfaite adéquation avec ce que je fais. Je me sens à ma place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, c’est un chemin ardu, et il reste encore de nombreuses questions, notamment concernant l’accompagnement des chercheurs et chercheuses qui se consacrent à ces problématiques. Pourtant, malgré la difficulté, il y a un apaisement à savoir que notre travail peut servir, ou du moins qu’il doit désormais s’inscrire dans cette mission.</p>



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<iframe loading="lazy" title="AFFAIRE MAZAN : Les Violences Sexuelles dans les Textes Littéraires" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/S4jj-TuUicI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>F. Scott Fitzgerald : Le miroir des Années Folles, un siècle d’influence littéraire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 12:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de l&#8217;anniversaire de l&#8217;auteur mythique de « Gatsby le Magnifique » Le 24 septembre marque la naissance de F. Scott Fitzgerald, en 1896, l&#8217;un des écrivains les plus emblématiques de la littérature américaine du XXe siècle. Si son nom est inévitablement associé aux années 1920 et au style de vie effréné de cette époque, son [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>À l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire de l&rsquo;auteur mythique de « Gatsby le Magnifique »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 24 septembre marque la naissance de F. Scott Fitzgerald, en 1896, l&rsquo;un des écrivains les plus emblématiques de la littérature américaine du XXe siècle. Si son nom est inévitablement associé aux années 1920 et au style de vie effréné de cette époque, son œuvre continue de résonner bien au-delà de son temps, offrant des réflexions profondes sur l’amour, l’ambition, et les désillusions humaines. 128 ans après sa naissance, que reste-t-il de l’héritage de cet auteur qui a si bien capté l’esprit des années folles ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le porte-parole de l&rsquo;âge du jazz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avec <strong><em>Gatsby le Magnifique</em></strong>, publié en 1925, que Fitzgerald est entré dans la légende littéraire. Le roman dépeint l’ascension et la chute de Jay Gatsby, un jeune homme aux rêves démesurés, prêt à tout pour reconquérir son amour perdu, Daisy Buchanan. À travers ce personnage, Fitzgerald critique le <strong>rêve américain</strong>, cet idéal fondé sur la réussite matérielle et sociale, tout en révélant les vices cachés de la haute société des années 1920. La modernité de son style, associée à une prose lyrique, fait de cette œuvre un incontournable des programmes littéraires et des réflexions sur l’Amérique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, <strong>Fitzgerald</strong> n’a pas connu un succès immédiat de son vivant. Si « Gatsby » est aujourd’hui étudié partout dans le monde, il a fallu plusieurs décennies après la mort de l’écrivain pour que son génie soit pleinement reconnu. À la fin de sa vie, Fitzgerald souffrait de l&rsquo;oubli et de l&rsquo;échec, une ironie poignante pour celui qui a écrit sur les espoirs et les illusions des hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des thèmes toujours actuels</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre <em>Gatsby le Magnifique</em>, les œuvres de Fitzgerald, comme <strong><em>Tendre est la nuit</em></strong> (1934) et ses nombreuses nouvelles, continuent d’explorer des thèmes universels qui résonnent encore aujourd’hui : l’amour, la dépression, la quête d’identité, l’ambition et le désenchantement. Dans <strong><em>Tendre est la nuit</em></strong>, il explore le déclin de la vie personnelle et professionnelle d’un couple dans le tourbillon de la haute société européenne, un écho direct à ses propres expériences avec son épouse Zelda Sayre. C’est une méditation poignante sur la fragilité des rêves et des relations humaines, un thème particulièrement pertinent dans notre ère de surconsommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une influence toujours vivante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la voix de <strong>Fitzgerald</strong> demeure influente. Des auteurs contemporains comme <strong>Jay McInerney</strong> et <strong>Haruki Murakami</strong> revendiquent l&rsquo;inspiration tirée de ses œuvres, notamment dans la manière dont ils dépeignent l’isolement et l’aliénation dans des mondes modernes désabusés. Quant à <strong>Hollywood</strong>, elle continue de célébrer son œuvre, avec de multiples adaptations de « Gatsby », dont la version de 2013 réalisée par Baz Luhrmann avec <strong>Leonardo DiCaprio</strong> dans le rôle-titre, qui a rencontré un succès planétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éclat d’un mythe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps n’a pas terni l’éclat de Fitzgerald. Au contraire, il est devenu plus clairvoyant avec l’âge. En cette journée d’anniversaire, <strong>la postérité de Fitzgerald</strong> semble plus solide que jamais. Ses personnages imparfaits, ses rêves brisés, et ses critiques subtiles de la société continuent de fasciner, de questionner et d’inspirer de nouvelles générations de lecteurs. Plus qu&rsquo;un écrivain des années folles, Fitzgerald est un miroir intemporel des espoirs et des désillusions humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que nous commémorons la naissance de cet écrivain légendaire, il est temps de revisiter ses œuvres et de reconnaître combien elles sont pertinentes dans notre monde contemporain. <strong>F. Scott Fitzgerald</strong> ne se contente pas de refléter une époque révolue, il nous éclaire encore sur la nôtre.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Gatsby : Une réinvention cinématographique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, <strong>Baz Luhrmann</strong> redonne vie au chef-d&rsquo;œuvre de Fitzgerald à travers une adaptation cinématographique à la fois audacieuse et spectaculaire. Avec un casting de premier plan, emmené par <strong>Leonardo DiCaprio</strong> dans le rôle de Jay Gatsby et <strong>Carey Mulligan</strong> en Daisy Buchanan, le film plonge le spectateur dans l&rsquo;opulence et l&rsquo;excès des années 1920. Luhrmann, fidèle à son esthétique baroque et survoltée, propose une mise en scène qui allie décors somptueux et modernité, notamment grâce à une bande-son mêlant habilement jazz et hip-hop.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette relecture a suscité des débats parmi les critiques, certains saluant l’audace visuelle tandis que d’autres reprochaient un manque de subtilité, elle a su séduire le grand public. Cette adaptation cinématographique a permis à <strong><em>Gatsby le Magnifique</em></strong> de traverser les décennies et de résonner avec une nouvelle génération de spectateurs, confirmant ainsi l’universalité et la modernité du roman de <strong>F. Scott Fitzgerald</strong>. Luhrmann n’a pas simplement adapté un livre, il l’a réinventé, offrant une relecture visuelle qui continue de nourrir la légende de Gatsby.</p>





<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			<media:title type="plain">Gatsby le Magnifique Nouvelle Bande Annonce VF</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[Gatsby le Magnifique Nouvelle Bande Annonce VF, au cinéma le 15 mai 2013. Rejoignez-nous sur Facebook http://FB.com/Filmsactu &amp; http://FB.com/iwbfrRéalisé pa...]]></media:description>
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		<title>Une Exposition Incontournable pour les Bibliophiles au Petit Palais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 14:13:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
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					<description><![CDATA[Si vous êtes un amoureux des livres, cette exposition inédite au Petit Palais est faite pour vous. Jusqu&#8217;au dimanche 17 novembre 2024, le musée parisien accueille une exposition d&#8217;art urbain qui ne manquera pas de captiver les bibliophiles et tous ceux fascinés par l&#8217;univers du livre. Tour de Babel en livres anciens et résine, Petit [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si vous êtes un amoureux des livres, cette exposition inédite au <a href="https://www.petitpalais.paris.fr/" data-type="link" data-id="https://www.petitpalais.paris.fr/" target="_blank" rel="noopener">Petit Palais</a> est faite pour vous. Jusqu&rsquo;au dimanche 17 novembre 2024, le musée parisien accueille une exposition d&rsquo;art urbain qui ne manquera pas de captiver les bibliophiles et tous ceux fascinés par l&rsquo;univers du livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tour de Babel en livres anciens et résine, Petit Prince sur une planète de volumes littéraires, et petite lectrice atteignant le ciel grâce à une pile de livres&#8230; Le livre est le leitmotiv de cette exposition en cours au Petit Palais, offrant un regard unique sur sa place dans l&rsquo;imaginaire collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intitulée <em>We Are Here</em>, c&rsquo;est exposition est une véritable exploration de l&rsquo;art urbain, présentée à travers un parcours d’œuvres inédites accessibles gratuitement. Elle est orchestrée par Mehdi Ben Cheikh, directeur de la Galerie Itinerrance et commissaire de l’exposition, en collaboration avec Annick Lemoine, directrice du Petit Palais, et l’Association de promotion des arts plastiques et urbains contemporains (APAPUC). Le titre, résonnant avec des slogans historiques et contemporains, exprime la visibilité et la légitimité que le mouvement street art a acquis, tout en évoquant des sentiments d’affirmation et de résilience.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="On a visité pour vous We are Here, l&#039;expo choc (et gratuite) du Petit Palais à Paris, vidéo YouTube" width="1020" height="574" src="https://www.youtube.com/embed/v81g5yxAyDY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Plus de 200 œuvres à découvrir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">13 artistes de renom, tels que Seth, Shepard Fairey, Invader ou Conor Harrington, ont investi les espaces du Petit Palais, créant un dialogue fascinant entre leurs œuvres et l’architecture du lieu. Leurs créations, souvent écartées des espaces institutionnels, trouvent ici un cadre propice à l&rsquo;exploration artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteurs sont invités à une déambulation immersive qui les conduit jusqu’à une salle monumentale présentant plus de 200 œuvres. Cet accrochage spectaculaire s&rsquo;inspire des grands Salons du XIXe et XXe siècle, tels que le Salon des Refusés ou le Salon d’Automne, qui ont été le terreau de nombreuses révolutions artistiques. Dans cet esprit, l&rsquo;exposition rend hommage aux artistes majeurs du mouvement Street art, qui continuent d’écrire l’histoire de cet art contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition unique en son genre, à la croisée de l&rsquo;art urbain et de la littérature, est une invitation à repenser la place du livre dans notre société et à redécouvrir sa puissance évocatrice. </p>



<div class="wp-block-cover has-custom-content-position is-position-bottom-left"><span aria-hidden="true" class="wp-block-cover__background has-background-dim"></span><video class="wp-block-cover__video-background intrinsic-ignore" autoplay muted loop playsinline src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2024/08/20240706_153322.mp4" data-object-fit="cover"></video><div class="wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cd.png" alt="📍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Petit Palais, Paris</p>
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			<media:description type="html"><![CDATA[C’est une première ! Le Petit Palais, temple historique des beaux-arts à Paris, ouvre ses portes aux plus grands street-artistes du monde dans une exposition...]]></media:description>
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