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	<title>Actualités Littéraires &#8211; Café Litté | Ta dose quotidienne de littérature !</title>
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	<title>Actualités Littéraires &#8211; Café Litté | Ta dose quotidienne de littérature !</title>
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		<title>Seine, Sex and Sun : la littérature érotique face à ses mutations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 12:03:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 8 juillet, à l&#8217;occasion de la soirée « Seine, Sex and Sun » organisée sur la péniche Nanna, Emma Becker, romancière de l&#8217;intime révélée par La Maison et récemment auréolée du succès du Mal joli, retrouvait Franck Spengler, éditeur des Éditions Blanche et l&#8217;un des grands artisans de l&#8217;édition érotique française depuis plus de [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 8 juillet, à l&rsquo;occasion de la soirée « Seine, Sex and Sun » organisée sur la péniche <a href="https://nanna-paris.fr/" data-type="link" data-id="https://nanna-paris.fr/" target="_blank" rel="noopener">Nanna</a>,</strong> <strong>Emma Becker, romancière de l&rsquo;intime révélée par <em>La Maison</em> et récemment auréolée du succès du <em>Mal joli</em>, retrouvait Franck Spengler, éditeur des Éditions Blanche et l&rsquo;un des grands artisans de l&rsquo;édition érotique française depuis plus de trente ans. Le temps d&rsquo;une discussion exclusive, les deux invités ont retracé l&rsquo;évolution de la littérature érotique au fil des décennies : transgression, morale, poids des récents succès de librairie, nouveau rapport au désir — deux générations, une même conviction, le genre n&rsquo;a jamais fini de se réinventer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier point d&rsquo;accord entre les deux invités : un texte érotique qui ne dérange pas ne laisse pas de trace. « Il me semble que tout de même l&rsquo;évocation du désir, du plaisir, du frisson sexuel a pour vocation, en littérature comme ailleurs, de déranger, pose Emma Becker. C&rsquo;est un trouble qu&rsquo;on essaie de mettre en mots, en littérature. Il me semble que ça doit vous questionner, vous faire trembler un peu sur vos bases. La sexualité, ce qu&rsquo;elle a de vrai, n&rsquo;a pas vocation à être montrée, à être un produit de consommation. Elle n&rsquo;a pas vocation à plaire à tout le monde. » Elle précise : « Un livre érotique qui vous flatte dans le sens du poil, généralement, vous ne vous en souvenez pas. Ce dont on se souvient, ce sont ces moments où l&rsquo;on repense à une scène en pleine journée, et où l&rsquo;on n&rsquo;a plus à bosser. C&rsquo;est ça, la littérature érotique : un trouble qui n&rsquo;a pas de fin. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Franck Spengler renchérit en convoquant le souvenir de sa mère, la romancière et éditrice Régine Deforges (autrice notamment de <em>La Bicyclette bleue</em>) : « Quand on demandait à ma mère c&rsquo;est quoi un bon livre érotique, elle disait : c&rsquo;est un livre qui fait bander. Elle avait toujours cette réponse, parce qu&rsquo;effectivement un texte érotique est un texte à l&rsquo;émotion. Pour qu&rsquo;il soit réussi, il faut à la fois qu&rsquo;il soit convaincant dans sa forme, dans son écriture — ce que fait remarquablement Emma — et qu&rsquo;il révèle des désirs qu&rsquo;on a souvent ignorés, mais qui sont là, en vous, et qui sont là pour vous trouver. »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1830" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1752-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Emma Becker sur la péniche littéraire Nanna, à la table ronde « Seine, Sex and Sun »</em> <em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : foto_arel</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que disent vraiment les fantasmes féminins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Franck Spengler a lui-même contribué à l&rsquo;émergence de la <em>new romance</em>, cette veine de littérature érotique acceptable, « légèrement émoustillante », conçue pour ne pas choquer. Sa formule fait mouche : « La new romance est à la littérature érotique ce que McDonald&rsquo;s est à la gastronomie. » La discussion glisse alors vers la<em> dark romance,</em> sous-genre que l&rsquo;on définit comme systématiquement associé à la violence et à l&#8217;emprise — rarement synonyme de jouissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emma Becker concède que la critique adressée à la dark romance — une violence systématique, sans plaisir, où la femme reste en position inconfortable — est fondée sur le principe, mais y voit une lecture incomplète : les femmes, rappelle-t-elle, ont mille et une façons de jouir qui n&rsquo;ont parfois rien à voir avec la satisfaction charnelle. « Quand on dénonce comme ça cette violence dans la dark romance, j&rsquo;ai toujours tendance à me dire : mais qui, au fond, demande ces fantasmes ? C&rsquo;est sûr qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est peut-être difficile d&rsquo;entendre qu&rsquo;il y a un certain nombre de fantasmes féminins qui vont complètement à contre-courant des principes que les femmes peuvent avoir de façon quotidienne. C&rsquo;est ça, du reste, la pulsion érotique : personne ne bande sur des choses qui ont le droit de le faire bander. Je ne veux pas dire qu&rsquo;on est tous dans un érotisme de l&rsquo;extrême, mais je dis simplement que le fantasme, par essence, est dérangeant, contradictoire, face à des choses que vous préférez ignorer. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emma Becker prolonge son propos en défense du texte le plus radical du genre littéraire. Selon elle, on n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;adhérer à un texte pour en ressortir marqué : ce type d&rsquo;œuvre confronte le lecteur à un miroir qu&rsquo;il préférerait ne pas voir, mais qui existe bel et bien. Elle situe la réussite de Sade précisément là — dans sa capacité à projeter, aujourd&rsquo;hui encore, une ombre sur le bon fonctionnement de la société et sur l&rsquo;humanité elle-même, avec une portée qu&rsquo;elle juge inégalée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1831" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1711-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Emma Becker et Franck Spengler</em> <em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : foto_arel</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Transgression et censure </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogée sur la multiplication des normes dans la société actuelle, la table ronde bascule sur la question de la censure. Franck Spengler se dit « radical » sur ce point : la morale n&rsquo;a rien à voir avec la littérature érotique, qui est avant tout une littérature de la transgression. Il rappelle que sa mère fut condamnée à dix-sept reprises pour <em>atteinte aux bonnes mœurs. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Emma Becker partage cette lecture, en la nuançant : la transgression n&rsquo;est pas fixe, elle se déplace selon les époques. « Si c&rsquo;est une école littéraire, l&rsquo;érotisme, il faut que ce soit une école d&rsquo;irrévérence et de transgression permanente. Simplement, aujourd&rsquo;hui, peut-être que la transgression n&rsquo;est pas placée exactement au même endroit. En tout cas, je trouve qu&rsquo;il y a une chose indéniable : on a beau parler de sexualité en permanence, on n&rsquo;en parle pas comme de quelque chose qui fédère, qui rapproche. On ne parle pratiquement pas de plaisir. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle poursuit : « On a beaucoup de mal à comprendre qu&rsquo;on puisse théoriser, écrire sur l&rsquo;érotisme — à quel point, finalement, c&rsquo;est pour chacune et chacun de nous absolument crucial. C&rsquo;est s&rsquo;expliquer ce qu&rsquo;il y a en nous d&rsquo;absolument inexplicable. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Chaque tentative d&rsquo;écrire sur l&rsquo;érotisme est une recherche effrénée d&rsquo;une réponse à comment nous fonctionnons. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Emma Becker</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On n&rsquo;est peut-être pas dans une époque qui valorise beaucoup le fait d&rsquo;avoir des fantasmes en contradiction avec la façon dont on vit. Et je n&rsquo;aime pas beaucoup la mentalité qui consiste à vouloir absolument polir la façon dont les gens fantasment, la façon dont les gens bandent. Bien entendu que c&rsquo;est gênant. C&rsquo;est censé l&rsquo;être. Ça ne peut pas être autrement. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle conclut sur ce qui, selon elle, fait aujourd&rsquo;hui vraiment défaut. Le fossé qui est vraiment problématique en ce moment, c&rsquo;est : est-ce qu&rsquo;on sait encore bander sans rechercher une résolution immédiate ? Il suffit de regarder ce qu&rsquo;il reste du cinéma érotique. Parce que l&rsquo;érotisme ne vous lâche pas d&rsquo;une seule semaine. Ce n&rsquo;est pas le plaisir, l&rsquo;érotisme, c&rsquo;est tout ce qui vient avant. Et donc c&rsquo;est fragile, c&rsquo;est coloré de mille façons différentes, chacun a sa manière de bander&#8230; </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="683" height="1024" data-id="1832" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1832" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-683x1024.jpg 683w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-400x600.jpg 400w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-768x1152.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-1024x1536.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-1365x2048.jpg 1365w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1648-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Emma Becker</em> <em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : foto_arel</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Écrire depuis soi, pour parler à tous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la modératrice, qui l&rsquo;interroge sur la façon de construire des scènes érotiques alors que chaque lecteur a un rapport différent au désir, Emma Becker oppose une méthode : ne pas chercher à plaire à tous, mais incarner à fond ce que l&rsquo;on a soi-même ressenti. « Il ne faut pas penser aux autres. Il faut réussir à incarner tellement la scène, y mettre tellement de ce qu&rsquo;on a ressenti, que l&rsquo;autre sera happé. Mais c&rsquo;est exactement la même chose quand vous lisez un livre écrit au XVIᵉ siècle par un grand bourgeois — l&rsquo;écrivain sait vous mettre dans la peau du personnage qui l&rsquo;habite. Même si je peux évoquer des choses qui, à la base, ne sont pas votre truc, le vrai défi, c&rsquo;est de faire en sorte que quelque chose se mette quand même à vous parler. Il ne faut pas se dire qu&rsquo;un écrivain écrit pour une catégorie de personnes, pour un genre particulier, pour une sexualité particulière. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle revendique une dette envers la littérature gay : « J&rsquo;ai énormément appris de la littérature érotique gay. C&rsquo;est intéressant de savoir comment on pense, ce qu&rsquo;on a envie de faire, quand on a d&rsquo;autres organes que les siens. C&rsquo;est l&rsquo;inclusivité même, l&rsquo;érotisme, comme la poésie : c&rsquo;est censé être un langage qui parle à absolument tout le monde. » C&rsquo;est à partir du moment où on a cette curiosité, cette flamme en soi, qu&rsquo;on a besoin d&rsquo;être nourri par les fantasmes des autres — frotter son érotisme à celui des autres, et voir ce qui en ressort.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1835" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-683x1024.jpg 683w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-400x600.jpg 400w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-768x1152.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-1024x1536.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-1365x2048.jpg 1365w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1545-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Emma Becker</em> <em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : foto_arel</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">« Autrice érotique » : Emma Becker s&rsquo;interroge sur l&rsquo;étiquette</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les romans d&rsquo;Emma Becker, très marqués par l&rsquo;autofiction, dépassent la seule sexualité pour raconter la vie d&rsquo;une femme dans son ensemble : l&rsquo;étiquette « littérature érotique » lui convient-elle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On le fait, et ça me plaît, répond Emma Becker — même si je trouve que c&rsquo;est un peu abusif, parce que des autrices érotiques, j&rsquo;en connais, et je ne me considère pas du tout à leur niveau. » Elle y voit plutôt une confusion : « J&rsquo;évoque l&rsquo;intimité des femmes — pas uniquement la sexualité, mais leur intimité. Peut-être que pour l&rsquo;œil du grand public, l&rsquo;intimité des femmes est déjà érotique, c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai tendance à me dire. » Elle cite en creux des autrices érotiques qui ont, selon elle, payé cher d&rsquo;avoir pratiqué cet art « de façon goulue et très joyeuse » : « Moi, je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression de prendre de risque. C&rsquo;est parce que je suis née à une époque où l&rsquo;on trouvait très charmant qu&rsquo;une jeune fille de 20 ans écrive sur un homme de presque 50 ans. Mais ça n&rsquo;a plus rien à voir avec de la théorie érotique. C&rsquo;est juste que si ça fait bander les vieux messieurs, alors ça devait être érotique. » Elle conclut, mi-sérieuse : « J&rsquo;aimerais bien le mériter, ce titre. Mais bon, je le prends quand même. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dernier point abordé : la crainte, souvent formulée dans le débat public, que les romanciers s&rsquo;autocensurent davantage depuis MeToo. Les deux invités balaient l&rsquo;hypothèse en ce qui les concerne, et vont plus loin : une éventuelle censure extérieure serait presque une reconnaissance — la preuve que le texte garde une puissance subversive.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1833" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSCF1419-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : foto_arel</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Prix Aznavour des Mots d&#8217;Amour 2026 : Fabrice Capizzano couronné lauréat pour « Une Salamandre à l&#8217;oreille »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 17:45:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Litérraire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 22 mai dernier, à l&#8217;occasion de l&#8217;anniversaire de naissance de Charles Aznavour, le prix Aznavour des Mots d&#8217;Amour couronnait son quatrième lauréat. C&#8217;est Fabrice Capizzano qui a remporté la mise avec son roman Une Salamandre à l&#8217;oreille, paru aux éditions Au Diable Vauvert. C&#8217;est dans la date symbolique du 22 mai — jour de [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 22 mai dernier, à l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire de naissance de Charles Aznavour, le prix Aznavour des Mots d&rsquo;Amour couronnait son quatrième lauréat. C&rsquo;est Fabrice Capizzano qui a remporté la mise avec son roman <em>Une Salamandre à l&rsquo;oreille</em>, paru aux éditions Au Diable Vauvert.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans la date symbolique du 22 mai — jour de naissance de Charles Aznavour — que le jury du prix Aznavour des Mots d&rsquo;Amour a rendu son verdict pour l&rsquo;édition 2026. Parmi quatre finalistes de grande qualité, c&rsquo;est Fabrice Capizzano, auteur discret vivant dans le Vercors, qui a été désigné lauréat pour <em>Une Salamandre à l&rsquo;oreille</em>, son troisième roman publié chez Au Diable Vauvert. Une récompense de 5 000 € accompagne cette distinction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un prix né pour célébrer l&rsquo;amour en littérature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée par Mischa Aznavour en 2023, l&rsquo;association Aznavour pour l&rsquo;Amour a créé ce prix littéraire dans un esprit fidèle à l&rsquo;héritage de son père. « À travers ce prix, c&rsquo;est l&rsquo;âme d&rsquo;Aznavour que je souhaite transmettre, il était un grand lecteur, admiratif des auteurs et amoureux des mots », confie Mischa Aznavour. Chaque année, le prix récompense une œuvre d&rsquo;expression française, publiée entre le 1er mai de l&rsquo;année précédente et le 1er mai de l&rsquo;année en cours, dont la narration explore le discours amoureux au XXIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette quatrième édition, Mischa Aznavour avait lui-même donné le ton lors de l&rsquo;annonce des finalistes : « L&rsquo;année 2026 consacre le renouveau de la fiction, le registre littéraire des finalistes s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;époque, dans une modernité résolument aznavourienne. » </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-1758" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692-1024x682.jpeg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692-600x400.jpeg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692-768x512.jpeg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692-1536x1024.jpeg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0692.jpeg 1616w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : </em>foto_arel</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre finalistes, une seule salamandre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury s&rsquo;était réuni pour sélectionner quatre ouvrages parmi les dix présélectionnés en janvier dernier. Ils étaient en lice :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Adieu Kolyma</strong> d&rsquo;Antoine Sénanque (Grasset)</li>



<li><strong>Aimer</strong> de Sarah Chiche (Julliard)</li>



<li><strong>Les Promesses orphelines</strong> de Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain)</li>



<li><strong>Une Salamandre à l&rsquo;oreille</strong> de Fabrice Capizzano (Au Diable Vauvert)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce dernier titre qui a convaincu le jury, composé de dix personnalités du monde des lettres, du spectacle et des médias : Mischa Aznavour (président), Aurélie Razimbaud (présidente d&rsquo;honneur et lauréate 2025), les autrices et auteurs Joséphine Dard et Frédéric Hermel, l&rsquo;éditrice Marie Desmeures, l&rsquo;acteur Pascal Elbé, le président d&rsquo;honneur de la Sacem Gérard Davoust, l&rsquo;imprésario Pascal Nègre, le journaliste Christian Panvert, et Jacques Terzian, fondateur du prix Roman News Publicis Drugstore – Les Échos Week-End.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1761" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-683x1024.jpg 683w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-400x600.jpg 400w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-768x1152.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-1024x1536.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-1365x2048.jpg 1365w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_0742-2-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Fabrice Capizzano, lauréat du Prix Aznavour 2026, dédicace <em>Une Salamandre à l&rsquo;oreille </em>à l&rsquo;Hôtel Particulier Montmartre <em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés / Photos : </em>foto_arel</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Une Salamandre à l&rsquo;oreille</em> : le deuil, l&rsquo;amour et les abeilles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman primé raconte l&rsquo;histoire de Samuel Page — ancien écrivain reconverti en apiculteur, père de trois enfants, survivant au sens propre du terme depuis la mort de sa femme, son grand amour. Flanqué de son ami Robert, personnage haut en couleur et tonton flingueur foutraque, Samuel tente de se reconstruire entre ses ruchers, l&rsquo;éducation chaotique de ses enfants et le poids de la culpabilité. Mais l&rsquo;arrivée d&rsquo;une stagiaire débordante d&rsquo;envie de vivre va venir tout bousculer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette écriture que la presse et les libraires ont unanimement saluée — « musicale, organique, électrique et hypersensible » —, Capizzano livre un roman sur le deuil et l&rsquo;amour fou, ancré dans la nature et dans la rage de vivre. La Librairie Mosaïque résumait la chose sobrement : « C&rsquo;est vivant, poignant, tripal. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fabrice Capizzano vit dans le Vercors, où il écrit, selon ses propres mots, « intensément, la tête sur terre et les pieds dans les nuages ». Il a exercé de nombreux métiers manuels — dont dix ans d&rsquo;apiculture — et a milité pour Greenpeace. Autant d&rsquo;expériences qui nourrissent directement son œuvre et donnent à <em>Une Salamandre à l&rsquo;oreille</em> sa texture si particulière : celle d&rsquo;un écrivain qui connaît le bourdonnement des ruches autant que le silence de la page blanche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La suite : dédicaces et Forêt des Livres</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le palmarès 2026 sera présenté au public lors de deux prochains rendez-vous. Le prix Aznavour sera d&rsquo;abord présent au <strong>Salon du Livre Saint-Germain-des-Prés</strong> à Paris les <strong>6 et 7 juin</strong>, puis à <strong>La Forêt des Livres</strong> chez Gonzague Saint Bris, le <strong>30 août à Chanceaux-près-Loches</strong> (Indre-et-Loire), avec des séances de dédicaces ouvertes au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;édition précédente avait été remportée par Aurélie Razimbaud pour <em>Je danserai pour toi</em> (Denoël), désormais disponible en version poche chez Pocket — preuve, s&rsquo;il en fallait une, que le prix Aznavour sait donner une belle trajectoire aux livres qu&rsquo;il couronne.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans les coulisses du Prix Aznavour, à l’Hôtel Particulier Montmartre, avec Mischa Aznavour, fondateur du prix et fils de Charles Aznavour. Regardez l’interview vidéo <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f447.png" alt="👇" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></em></p>



<figure class="wp-block-video"><video height="1080" style="aspect-ratio: 1920 / 1080;" width="1920" controls src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/lv_0_20260524190310.mp4"></video></figure>
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			<media:title type="plain">Actualités Littéraires - Café Litté | Ta dose quotidienne de littérature !</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[Qu&#039;est-ce qui se passe dans le monde des lettres ? Découvrez les dernières tendances littéraires, les prix prestigieux et les événements marquants de la rentrée littéraire ! La rubrique Plumes Actus de Cafelitte.fr vous informe de toutes les nouveautés du monde des lettres. La littérature n’est pas l’apanage d’une élite ; elle est accessible à tous et mérite d’être partagée ! Suivez les actualités littéraires pour rester connecté à l&#039;effervescence créative et culturelle de notre époque.]]></media:description>
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	</item>
		<item>
		<title>Cannes 2026 : dans « Mémoire de fille », Judith Godrèche signe une adaptation au plus près d&#8217;Annie Ernaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Adaptations de Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
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					<description><![CDATA[Présenté à la section Un Certain Regard, Mémoire de fille marque le retour de Judith Godrèche derrière la caméra &#8211; seize ans après son premier long métrage. Une adaptation du récit autobiographique d&#8217;Annie Ernaux qui s&#8217;impose d&#8217;emblée comme l&#8217;un des rendez-vous les plus attendus du festival. Il y a des livres qu&#8217;on fuit, disait Annie [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Présenté à la section Un Certain Regard, <em>Mémoire de fille</em> marque le retour de Judith Godrèche derrière la caméra &#8211; seize ans après son premier long métrage. Une adaptation du récit autobiographique d&rsquo;Annie Ernaux qui s&rsquo;impose d&#8217;emblée comme l&rsquo;un des rendez-vous les plus attendus du festival.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des livres qu&rsquo;on fuit, disait Annie Ernaux elle-même lors de la promotion de <em>Mémoire de fille</em> en 2016. Des livres qui coûtent. Celui-là en fait partie. Publié huit ans avant son Prix Nobel de littérature, le texte revient sur l&rsquo;été 1958 : une jeune monitrice en colonie de vacances, une première expérience intime douloureuse avec un homme, et le lent travail de l&rsquo;écriture pour aller rejoindre, cinquante ans après, la fille qu&rsquo;elle avait été. C&rsquo;est ce geste-là — ce mouvement de retour vers soi — que Judith Godrèche a voulu transposer au cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rencontre avec évidence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Devenue en quelques années une voix centrale du mouvement <em>#MeToo</em> en France, notamment avec sa série documentaire <em>Icon of French Cinema</em> (2023) et son court métrage <em>Moi aussi</em> (2024), l&rsquo;actrice et réalisatrice cherchait son prochain projet lorsqu&rsquo;on lui soumet le roman d&rsquo;Ernaux. La lecture est immédiate, décisive. Ce qui la frappe, c&rsquo;est la façon dont l&rsquo;autrice transforme l&rsquo;intime en universel : partir du « je » pour atteindre le « nous », ancrer une expérience singulière dans une réalité sociologique et historique plus large. Une démarche qui entre en résonance directe avec son propre travail militant et artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Ernaux lui accorde les droits d&rsquo;adaptation. Un geste de confiance que Godrèche décrit comme un cadeau &#8211; et une responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Filmer sans érotiser, regarder sans dominer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi formel était considérable. Comment adapter un texte aussi intérieur, aussi littéraire, sans trahir ni aplatir ? La réalisatrice fait le choix d&rsquo;une caméra résolument subjective, calée sur le point de vue d&rsquo;Annie, jamais sur celui de H, le personnage masculin. L&rsquo;enjeu est explicite : que la jeune femme ne soit à aucun moment perçue à travers le regard de celui qui lui fait du mal. Toute érotisation est exclue du découpage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure visuelle du film évolue avec le personnage : des cadres serrés, instables, au plus près du corps et des émotions dans les premières scènes, qui s&rsquo;élargissent progressivement à mesure qu&rsquo;Annie s&rsquo;émancipe. Une grammaire cinématographique qui épouse la courbe intérieure du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses références, Godrèche cite <em>Fish Tank</em> d&rsquo;Andrea Arnold — cette façon de filmer une jeune femme de l&rsquo;intérieur, sans distance ni surplomb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux Annie face à face</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre parti pris fort : ne pas réduire l&rsquo;histoire à la seule incarnation de la jeunesse. Le film donne également à voir le visage d&rsquo;Annie Ernaux aujourd&rsquo;hui, à soixante-dix ans passés, en plein cadre. Deux femmes, deux époques, deux voix — pour reproduire, par le cinéma, le mouvement que l&rsquo;écriture avait initié : rejoindre celle qu&rsquo;on était pour pouvoir avancer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant le tournage, une photo d&rsquo;Annie Ernaux trônait sur le combo de la réalisatrice. Une présence silencieuse, tutélaire, sur un plateau qui racontait son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film, une époque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que <em>Mémoire de fille</em> soit présenté à Cannes en 2026, par celle qui a bousculé l&rsquo;industrie du cinéma français sur les questions de violences sexuelles, n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin. Le film s&rsquo;inscrit dans une continuité cohérente — celle d&rsquo;une artiste qui cherche, par tous les moyens à sa disposition, à nommer ce qui longtemps n&rsquo;a pas eu de nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman d&rsquo;Ernaux racontait l&rsquo;été 1958. Le film de Godrèche parle, lui aussi, de maintenant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mémoire de fille</em>, de Judith Godrèche — en sélection <em>Un Certain Regard</em> au Festival de Cannes 2026. Sortie en salles prévue le 30 septembre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="519" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/5d2657e_upload-1-ioglpocyaddr-93f9a78e1b9619bf4c5609a74b10a858-1.avif" alt="" class="wp-image-1729" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/5d2657e_upload-1-ioglpocyaddr-93f9a78e1b9619bf4c5609a74b10a858-1.avif 960w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/5d2657e_upload-1-ioglpocyaddr-93f9a78e1b9619bf4c5609a74b10a858-1-600x324.avif 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/5d2657e_upload-1-ioglpocyaddr-93f9a78e1b9619bf4c5609a74b10a858-1-768x415.avif 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Tess Barthélemy (Annie Ernaux), dans «&nbsp;Mémoire de fille&nbsp;», de Judith Godrèche.&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>WINDY PRODUCTION/MOANA FILMS</em></p>


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		<title>Entre écrans et livres : la lecture des jeunes à l’épreuve du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 11:03:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 14 avril 2026, le Centre national du livre (CNL) a dévoilé les résultats de la cinquième édition de son étude « Les jeunes Français et la lecture », menée avec Ipsos BVA. Une photographie précise, parfois inquiétante, des pratiques culturelles des 7-19 ans, prise dans un contexte où l’attention est devenue une ressource disputée. [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 14 avril 2026, <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">le Centre national du livre (CNL) a</a> dévoilé les résultats de la cinquième édition de son étude « Les jeunes Français et la lecture », menée avec Ipsos BVA. Une photographie précise, parfois inquiétante, des pratiques culturelles des 7-19 ans, prise dans un contexte où l’attention est devenue une ressource disputée. Derrière les chiffres, une tension : celle d’une génération prise entre le désir de lire et l’attraction permanente des écrans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, la lecture résiste. 84 % des jeunes déclarent lire dans un cadre scolaire, et 81 % pour leurs loisirs. Une stabilité qui pourrait rassurer. Mais cette constance cache une réalité plus fragile : <strong>le décrochage à l’adolescence reste massif</strong>. Plus d’un tiers des 16-19 ans ne lisent pas du tout. Chez les garçons, la chute est particulièrement marquée : de 76 % de lecteurs entre 13 et 15 ans, ils ne sont plus que 56 % à lire entre 16 et 19 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire, oui — mais comment ? La pratique devient <strong>fragmentée</strong>. À mesure que l’âge augmente, la concentration diminue : deux tiers des adolescents déclarent faire autre chose en lisant. Une lecture parasitée, discontinue, qui interroge moins la quantité que la qualité de l’expérience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps long du livre face à l’immédiateté des écrans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat le plus frappant reste celui-ci :<strong> les jeunes passent dix fois plus de temps sur les écrans qu’à lire</strong>. Chaque jour, ils consacrent en moyenne 18 minutes à la lecture de loisir — contre plus de 3 heures aux écrans, et jusqu’à 5 heures chez les plus âgés. Mais il ne s’agit pas seulement d’une question de durée. Sur écran, les usages privilégient l’instantané : vidéos courtes, réseaux sociaux, jeux. La lecture y occupe une place marginale (seulement 16 % lisent des livres sur écran).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement saturé de sollicitations, la lecture apparaît comme une activité <strong>concurrentielle</strong>, exigeant un effort cognitif que peu d’autres pratiques demandent encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mangas, romans et nouvelles portes d’entrée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand ils lisent, les jeunes ne désertent pas le livre : ils le réinventent. La bande dessinée — mangas en tête — reste le genre dominant, suivie par les romans, en progression. Les préférences sont nettes : aventure, science-fiction, romance. Un détail notable : l’essor de la <em>dark romance</em> chez les adolescentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclencheurs de lecture évoluent eux aussi. Si la famille — et surtout la mère — demeure prescriptrice, d’autres influences gagnent du terrain : adaptations audiovisuelles, contenus en ligne, réseaux sociaux. La prescription littéraire devient diffuse, hybride, parfois algorithmique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire ensemble : un rituel en recul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être l’un des signaux les plus préoccupants de l’étude. La lecture partagée — moment fondateur du rapport au livre — recule. Moins fréquente qu’il y a dix ans, elle touche désormais aussi les plus jeunes. Et avec elle, c’est toute une chaîne de transmission qui s’effrite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, 18 % des jeunes affirment que leurs parents ne lisent pas. Ils n’étaient que 7 % en 2016. Or, tous les indicateurs convergent : <strong>les enfants qui ont vécu ces moments de lecture partagée en gardent une image très positive</strong>. La lecture, avant d’être une compétence, est d’abord une expérience affective.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/99eda5f9-a591-4c4e-a726-0029ad4cc006-1024x683.png" alt="" class="wp-image-1685" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/99eda5f9-a591-4c4e-a726-0029ad4cc006-1024x683.png 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/99eda5f9-a591-4c4e-a726-0029ad4cc006-600x400.png 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/99eda5f9-a591-4c4e-a726-0029ad4cc006-768x512.png 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/05/99eda5f9-a591-4c4e-a726-0029ad4cc006.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>© CaféLitté, 2026. Tous droits réservés.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire pour se détendre… mais choisir autre chose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, la lecture est d’abord associée à la détente. Un déplacement symbolique important : lire n’est plus seulement apprendre, mais se reposer, s’évader. Et pourtant, face à ce désir, un paradoxe persiste. Lorsqu’ils ont le choix, les jeunes préfèrent majoritairement d’autres activités — et surtout celles liées aux écrans. Le frein principal n’est pas le rejet du livre, mais la <strong>concurrence des plaisirs</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alerte culturelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Régine Hatchondo, le constat est sans appel : la lecture est aujourd’hui menacée dans sa place même. Non pas dans son existence — les jeunes lisent encore — mais dans ce qu’elle suppose :<br>le temps long, la concentration, la disponibilité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette étude, c’est une transformation plus profonde qui apparaît : celle d’un rapport au monde où l’attention se fragmente, où l’effort se négocie, où le plaisir immédiat tend à supplanter l’expérience construite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Redonner au livre une place désirable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi n’est peut-être plus de convaincre de lire, mais de <strong>rendre la lecture désirable face aux écrans</strong>. Le CNL appelle à intensifier les actions : lectures à voix haute, rencontres avec des auteurs, événements nationaux comme <em>Partir en Livre</em> ou <em>Les Nuits de la lecture</em>. Mais au-delà des dispositifs, une question demeure : comment transmettre le goût de lire dans un monde qui valorise l’instant plutôt que la durée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être en rappelant, comme le suggère la neuropsychologue Sylvie Chokron, que lire n’a rien de naturel. C’est un effort. Mais un effort qui, une fois franchi, ouvre à une forme de plaisir que peu d’expériences égalent.</p>


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		<title>À Paris, NANNA, une péniche dédiée à la littérature ouvrira au pied de Notre-Dame</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 14:17:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
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					<description><![CDATA[Au pied de Notre-Dame de Paris, une péniche encore en chantier laisse déjà entrevoir une promesse rare : celle d’un lieu où la littérature flottera au rythme de la Seine. CaféLitté a été accueilli à bord de NANNA, futur espace culturel imaginé par Artflux, pour une visite en avant-première aux côtés d’Hugo Buton, chargé de [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au pied de Notre-Dame de Paris, une péniche encore en chantier laisse déjà entrevoir une promesse rare : celle d’un lieu où la littérature flottera au rythme de la Seine. CaféLitté a été accueilli à bord de <em>NANNA</em>, futur espace culturel imaginé par Artflux, pour une visite en avant-première aux côtés d’Hugo Buton, <strong>chargé de programmation littéraire</strong>. Lieu de rencontres dédié aux livres — entre lancements, ateliers, lectures et formats participatifs —, cette péniche qui ouvrira fin mai 2026 ambitionne de redonner à la littérature un espace collectif, libre et incarné.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment de la visite, la péniche est encore en chantier. Bois apparent, volumes en cours d’aménagement : difficile d’imaginer, à ce stade, l’effervescence à venir. C’est dans ce décor en construction qu’Hugo Buton, chargé de programmation littéraire, déroule la vision du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière <em>NANNA</em>, on retrouve Artflux, un groupe qui développe depuis plusieurs années des péniches culturelles à Paris avec une ambition claire : rendre l’art accessible au plus grand nombre. Chaque lieu est pensé autour d’une discipline. Sur la Seine,<strong> Quai de la Photo</strong> se consacre à la photographie, tandis que <strong>Fluctuart</strong> explore l’art urbain. <strong>Le Son de la Terre</strong> fait la part belle au jazz et aux musiques du monde, quand <strong>Le Marcounet</strong> s’impose comme un lieu hybride, entre concerts et vie nocturne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em><strong>NANNA</strong></em>, Artflux investit pour la première fois le champ littéraire. Amarrée face à Notre-Dame de Paris, la péniche se veut à la fois un lieu de rendez-vous et d’expérimentation : lancements de livres, rencontres, ateliers d’écriture, lectures ou encore brunchs rythmeront la programmation. Les soirées prolongeront ces temps dans une atmosphère plus libre, où auteurs et lecteurs pourront se retrouver autrement.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="1640" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1640" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260429_151214_303.jpg 1620w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Hugo Buton, chargé de programmation littéraire de <em>NANNA</em>. © CaféLitté, 2026. Tous droits réservés.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet espace encore en construction, Hugo Buton précise la double identité du lieu : « <em>NANNA</em>, c’est une péniche <strong>littéraire</strong>, mais aussi un lieu <strong>convivial.</strong> Littéraire d’abord, parce qu’on propose une programmation tout au long de l’année, avec des formats variés : des book clubs, des speed dating littéraires, des ateliers d’écriture mais aussi des temps dédiés aux enfants, notamment le mercredi après-midi, avec des ateliers pour les sensibiliser à la littérature », explique-t-il. La péniche pourra accueillir jusqu’à <strong>180 personnes</strong>. Une terrasse viendra également prolonger l’espace sur les quais. À bord, une collection permanente d’environ 5 000 ouvrages accompagnera le lieu toute l’année. Accessibles librement, ces livres pourront être feuilletés ou consultés sur place, dans l’idée de faire circuler la littérature sans contrainte. Interrogé sur les critères de sélection, Hugo évoque une ligne éditoriale en cours de construction : « On a envie de mettre en avant le patrimoine littéraire, aussi bien français qu’étranger, avec une place importante accordée aux classiques, à la poésie et à la philosophie. On est encore en train de constituer la collection, donc elle va aussi évoluer au fur et à mesure », précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est aussi un lieu festif où l’on peut venir boire un verre, prendre un café, passer un moment », souligne Hugo . « L’idée, c’est vraiment de créer un espace où l’on se sent bien, un lieu de vie autour des livres. » Cette dimension conviviale s’étendra également en soirée. Il y aura aussi des DJ sets et des événements réguliers. L’été, la péniche restera ouverte jusqu’à 2 heures du matin ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet bénéficie par ailleurs du marrainage de Claire Berest, autrice notamment de <em>Rien n’est noir.</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">J’ai accepté d’accompagner NANNA parce que ce lieu propose une manière vivante et ouverte d’habiter la littérature. Il ne s’agit pas seulement d’y parler de livres, mais de créer des rencontres, des circulations, des moments où les textes résonnent avec les vies. J’aimerais y faire exister des voix singulières, inviter des auteurs que j’aime, et contribuer à installer une atmosphère où la littérature reste libre, incarnée et partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claire BEREST</strong></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="1648" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour-1024x576.png" alt="" class="wp-image-1648" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour-1024x576.png 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour-600x338.png 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour-768x432.png 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour-1536x864.png 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/Cale-6-jour.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">© NANNA / Artflux</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un lieu ancré dans un paysage littéraire&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur l’expérience qu’il souhaite proposer aux visiteurs lorsqu’ils monteront à bord, Hugo insiste d’abord sur une idée simple : le désir de revenir. « L’idée, c’est déjà que les gens s’y sentent bien, qu’ils aient envie de revenir », confie-t-il. Pour lui, l’environnement du lieu joue un rôle central. « On est dans un cadre assez exceptionnel, au pied de Notre-Dame de Paris. On a vraiment envie que les visiteurs profitent de cette vue, mais aussi de tout ce qu’elle évoque. Difficile, ici, de ne pas penser à Victor Hugo et à <em>Notre-Dame de Paris</em>, qui ont durablement façonné l’imaginaire du lieu. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La péniche s’inscrit ainsi, selon lui, dans un territoire chargé d’histoire littéraire. « C’est un quartier profondément littéraire. Quand on lit <em>L’Éducation sentimentale,</em> <em>Thérèse Raquin, </em>ou même les textes de Jean-Paul Sartre ou André Gide, on retrouve ces rues, ces ambiances. À quelques pas, la présence de Shakespeare and Company prolonge encore cet ancrage. Il y a toute une histoire littéraire autour de la péniche. L’idée, c’est que les visiteurs puissent la ressentir, tout en passant simplement un moment sur place. »</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="1646" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26-1024x576.png" alt="" class="wp-image-1646" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26-1024x576.png 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26-600x338.png 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26-768x432.png 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26-1536x864.png 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/04/18-Enscape_2025-11-12-22-15-26.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">© NANNA / Artflux</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nanna, c’est L’Autre Dame</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un détail, pourtant, continue de susciter des interprétations : son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La référence au roman <em>Nana</em> &#8211; neuvième volume de la série <em>Les Rougon-Macquart</em> -peut venir à l’esprit. Mais ici, une lettre suffit à déplacer le sens. « J’aime bien dire que les gens l’interprètent comme ils veulent », Hugo revendique cette part de flottement. Derrière ce nom se dessine pourtant une présence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nanna</em>, c’est un personnage fictif que le groupe a créé. Dans notre communication, on parle à la première personne, comme si c’était elle qui s’adressait directement aux gens. On l’appelle parfois Nanna Desprès, mais sans jamais vraiment la définir. » Un flou assumé, qui ouvre le champ des possibles. « Il y a plein de références. On a appris récemment que “nanna” pouvait désigner la sieste en italien. C’est aussi une figure de la mythologie scandinave, associée à la joie et à l’amour. Les gens peuvent y projeter ce qu’ils veulent. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Elle s’appelle Nanna. Certains l’appellent Nanna Desprès. Mais personne ne sait vraiment. On ne sait pas d’où elle vient, mais depuis le printemps 2026, elle est installée à Paris. Sur la Seine. Au pied de Notre-Dame.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle, c’est L’Autre Dame. Nanna, c’est un mystère. Une présence suggérée, une silhouette entre les lignes. Ce lieu qu’elle habite – ou hante – est une péniche littéraire et festive. Un repaire pour les esprits libres, les lecteurs agités et les passeurs de mots. On y vient pour écouter, écrire, débattre, signer, trinquer, danser, recommencer.</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
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</figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">© NANNA / Artflux</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dates et ouverture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Côté calendrier,  le premier événement littéraire est prévu le 19 mai. La soirée d’inauguration aura lieu le <strong>10 juin 2026</strong>. Elle se déroulera en deux temps : une première partie réservée aux acteurs du monde littéraire et aux partenaires du projet, autour d’une performance dont les contours restent encore confidentiels, puis une seconde partie ouverte au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 20h ou 20h30, la péniche accueillera ainsi ses premiers visiteurs pour une soirée festive, rythmée notamment par un DJ set. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ouverture attendue pour un lieu qui entend faire circuler la littérature autrement, au cœur de Paris. Pour plus de détails et suivre les prochaines dates, rendez-vous <a href="https://nanna-paris.fr/" data-type="link" data-id="https://nanna-paris.fr/" target="_blank" rel="noopener">sur le site de <em>NANNA</em>.</a></p>



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		<title>Festival du Livre de Paris 2026 : une édition très attendue au Grand Palais, sur fond de tensions autour d’Amazon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 15:25:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 17 au 19 avril 2026, le Festival du Livre de Paris investira de nouveau le Grand Palais, transformant pendant trois jours la capitale en un vaste espace de rencontres entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Héritier du Salon du Livre de Paris, l’événement est devenu l’un des grands rendez-vous littéraires du printemps. Pour cette édition [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 17 au 19 avril 2026,<a href="https://www.festivaldulivredeparis.fr/" data-type="link" data-id="https://www.festivaldulivredeparis.fr/" target="_blank" rel="noopener"> le Festival du Livre de Paris</a> investira de nouveau le Grand Palais, transformant pendant trois jours la capitale en un vaste espace de rencontres entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Héritier du Salon du Livre de Paris, l’événement est devenu l’un des grands rendez-vous littéraires du printemps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette édition 2026, <strong>plus de 1 200 maisons d’édition et plusieurs milliers d’auteurs</strong> sont attendus. Comme chaque année, le festival proposera un programme dense : <strong>rencontres avec des écrivains, tables rondes, débats, séances de dédicaces, ateliers et lectures publiques</strong>. L’objectif reste le même : offrir un espace où se rencontrent les différentes formes de création littéraire et où le public peut dialoguer directement avec celles et ceux qui font vivre le livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une programmation ouverte à toutes les formes de littérature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Romans, essais, bande dessinée, littérature jeunesse, livres d’art ou encore essais politiques : la programmation entend refléter la diversité de la production éditoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 met notamment <strong>la bande dessinée à l’honneur</strong>, signe de la place croissante du neuvième art dans le paysage culturel. Expositions, discussions et rencontres avec des auteurs de BD devraient ponctuer ces trois jours de festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des éditions précédentes, le festival souhaite également favoriser <strong>les croisements entre disciplines artistiques</strong>. Des artistes visuels, illustrateurs ou musiciens seront invités à dialoguer avec les écrivains, afin d’explorer les liens entre littérature et autres formes de création.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cafelitte.fr/media/actualites-litteraires/le-festival-du-livre-de-paris-2025-au-grand-palais-en-images/" data-type="link" data-id="https://cafelitte.fr/media/actualites-litteraires/le-festival-du-livre-de-paris-2025-au-grand-palais-en-images/">Lire aussi : notre article sur les temps forts du Festival du Livre de Paris 2025.</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une polémique qui a précédé l’événement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même l’ouverture du festival, l’événement s’est retrouvé au centre d’une controverse impliquant <strong>Amazon</strong>. Le géant du commerce en ligne avait annoncé devenir partenaire du festival à l’occasion des <strong>25 ans de son activité sur le marché français du livre</strong>. Cette décision a immédiatement suscité de vives critiques dans le secteur, notamment de la part du <strong>Syndicat de la librairie française</strong>, qui a annoncé le boycott de l’événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, le syndicat estimait que la présence d’Amazon au festival posait un problème symbolique pour une manifestation censée représenter l’ensemble de la chaîne du livre, et notamment les <strong>librairies indépendantes</strong>, régulièrement en concurrence avec la plateforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait d’Amazon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la polémique, Amazon a finalement annoncé <strong>son retrait du Festival du Livre de Paris 2026</strong>. Dans une déclaration publique, l’entreprise a expliqué sa décision en affirmant vouloir éviter que la controverse ne perturbe l’événement. Le groupe a également dénoncé ce qu’il considère comme des <strong>« manœuvres partisanes »</strong> de la part du syndicat des libraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs du festival ont, de leur côté, indiqué que cette décision avait été prise <strong>d’un commun accord</strong>, dans l’objectif de préserver le bon déroulement de la manifestation et de maintenir un climat serein pour les exposants et les visiteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un débat qui dépasse le festival</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’épisode, la controverse rappelle les tensions qui traversent aujourd’hui l’économie du livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre plateformes numériques, librairies indépendantes et nouveaux modes de diffusion, la question de l’équilibre entre les différents acteurs du secteur reste particulièrement sensible en France, où la défense du réseau de librairies constitue un enjeu culturel majeur. Dans ce contexte, le Festival du Livre de Paris apparaît non seulement comme un lieu de célébration de la littérature, mais aussi comme <strong>un espace où se reflètent les débats contemporains autour du livre et de sa circulation</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois jours, sous la verrière du Grand Palais, ce sont toutefois les rencontres entre auteurs et lecteurs qui devraient rester au cœur de l’événement.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="478" data-id="1632" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1024x478.webp" alt="" class="wp-image-1632" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1024x478.webp 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-600x280.webp 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-768x358.webp 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1-1536x717.webp 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/03/hero-6981dec09abea-1.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Le Petit Prince fête ses 80 ans avec une édition enrichie par le studio MinaLima</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
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					<description><![CDATA[Quatre-vingts ans après sa publication en France, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry s’apprête à franchir un nouveau cap dans son histoire éditoriale. À l’occasion de cet anniversaire symbolique, Gallimard Jeunesse annonce la parution, le 2 avril 2026, d’une édition illustrée et interactive conçue par le studio graphique MinaLima. Un projet ambitieux, à la croisée [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre-vingts ans après sa publication en France, <em>Le Petit Prince</em> d’Antoine de Saint-Exupéry s’apprête à franchir un nouveau cap dans son histoire éditoriale. À l’occasion de cet anniversaire symbolique, Gallimard Jeunesse annonce la parution, le 2 avril 2026, <a href="https://www.gallimard-jeunesse.fr/9782075230162/le-petit-prince-edition-illustree-interactive.html" data-type="link" data-id="https://www.gallimard-jeunesse.fr/9782075230162/le-petit-prince-edition-illustree-interactive.html" target="_blank" rel="noopener">d’une édition illustrée et interactive</a> conçue par le studio graphique MinaLima.</strong> <strong>Un projet ambitieux, à la croisée du patrimoine et de l’innovation, qui interroge la manière dont un classique du XXᵉ siècle continue d’évoluer dans le paysage culturel du XXIᵉ.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un texte né dans l’exil, devenu phénomène mondial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Publié pour la première fois en 1943 à New York, puis en France en 1946, <em>Le Petit Prince</em> n’était à l’origine qu’un court récit poétique écrit dans un contexte de guerre et d’exil. Antoine de Saint-Exupéry y mêlait souvenirs d’aviation, méditation philosophique et regard critique sur le monde adulte. Huit décennies plus tard, le livre dépasse largement son statut de conte. Traduit dans des centaines de langues et dialectes, vendu à plusieurs centaines de millions d’exemplaires, adapté au théâtre, au cinéma, en bande dessinée et en animation, <em>Le Petit Prince</em> figure parmi les œuvres littéraires les plus diffusées de l’histoire contemporaine. Mais au-delà des chiffres, c’est sa capacité à traverser les générations qui impressionne.<br>Chaque époque semble y projeter ses propres interrogations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’édition des 80 ans : un objet repensé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte, publié pour la première fois en 1943 à New York avant d’être édité en France après la guerre, est aujourd’hui l’un des livres les plus diffusés au monde. Traduit dans plusieurs centaines de langues et dialectes, il dépasse les 200 millions d’exemplaires vendus selon les estimations communiquées par les ayants droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour marquer cet anniversaire, l’éditeur français a confié la conception graphique au studio britannique <strong>MinaLima</strong>, fondé par Miraphora Mina et Eduardo Lima. Le duo est connu pour avoir conçu l’univers graphique des films de la saga <em>Harry Potter</em> produits par Warner Bros. Ils ont notamment créé l’identité visuelle du journal fictif <em>The Daily Prophet</em>, les affiches du ministère de la Magie, les couvertures de manuels scolaires de Poudlard ainsi que de nombreux éléments graphiques intégrés aux décors des huit films.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la fin de la saga cinématographique, MinaLima développe une collection de classiques illustrés caractérisée par un travail typographique élaboré, des compositions graphiques denses et l’intégration d’éléments interactifs en papier. Leur approche repose sur la matérialité du livre : découpes, volets, mécanismes dépliants et inserts mobiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition anniversaire du <em>Petit Prince</em> s’inscrit dans cette continuité. Elle comprend environ une centaine d’illustrations inédites ainsi que huit animations intégrées directement dans les pages. Certaines scènes emblématiques — les couchers de soleil, la rose sous son globe, les différentes planètes visitées par le petit prince — sont enrichies par des éléments mobiles qui invitent le lecteur à manipuler le livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte original de Saint-Exupéry est conservé dans son intégralité. Les aquarelles historiques ne sont pas supprimées de la tradition éditoriale, mais cette version propose une interprétation graphique parallèle, clairement identifiée comme une relecture contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie du 2 avril 2026 s’accompagne d’un lancement coordonné à l’international. Les précommandes sont ouvertes depuis le début de l’année et l’édition vise à la fois le lectorat jeunesse, les amateurs de beaux livres et les collectionneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix éditorial illustre une stratégie plus large observée ces dernières années : réactiver les grands classiques à travers des éditions enrichies, capables de redonner au livre sa dimension d’objet. Face à la concurrence des supports numériques, les maisons d’édition misent sur la qualité matérielle et l’expérience sensorielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 80 ans, <em>Le Petit Prince</em> ne change pas de texte. Mais il change de forme. Et c’est peut-être dans cette capacité à se laisser réinventer sans être réécrit que réside la longévité d’un classique devenu patrimoine mondial.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="655" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/02/MINALIMA-LE-PETIT-PRINCE-LANDSCAPE-1024x655.jpg" alt="" class="wp-image-1617" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/02/MINALIMA-LE-PETIT-PRINCE-LANDSCAPE-1024x655.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/02/MINALIMA-LE-PETIT-PRINCE-LANDSCAPE-600x384.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/02/MINALIMA-LE-PETIT-PRINCE-LANDSCAPE-768x492.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/02/MINALIMA-LE-PETIT-PRINCE-LANDSCAPE.jpg 1250w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi offrir <em>Le Petit Prince</em> aujourd’hui ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Offrir <em>Le Petit Prince</em> en 2026 prend un sens particulier dans un contexte où l’engagement est devenu fragile, souvent provisoire, parfois purement déclaratif. Nous vivons dans un monde où l’on s’indigne vite, où l’on adhère vite, où l’on se détache tout aussi vite. Les relations se font et se défont avec une facilité presque technique. L’attention elle-même est fractionnée, sollicitée, dispersée. Dans cet environnement, choisir d’offrir un livre qui parle de responsabilité durable, de lien assumé, de fidélité à ce que l’on a choisi n’est pas neutre. Ce texte n’est pas spectaculaire, il ne propose pas de solutions immédiates, il ne correspond pas aux logiques d’efficacité ou de performance qui structurent largement notre époque. Il insiste sur des notions qui paraissent presque démodées : le temps nécessaire pour créer un lien, la patience, la constance, la capacité à rester. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">À l’époque de l’instant, <em>Le Petit Prince</em> parle de constance.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Offrir ce livre aujourd’hui, ce n’est pas offrir une morale, c’est rappeler qu’un attachement suppose une continuité, qu’un engagement ne se mesure pas à sa visibilité, qu’une relation implique une responsabilité. Dans un monde où tout est commenté mais peu est réellement assumé dans la durée, cette idée devient presque inconfortable. <em>Le Petit Prince</em> ne flatte pas le lecteur, il ne le rassure pas, il ne l’excuse pas. Il le place face à une exigence simple mais radicale : être responsable de ce que l’on choisit d’aimer. Offrir ce texte en 2026, c’est donc poser une question plus qu’affirmer une valeur. C’est demander ce que signifie encore s’engager, rester, prendre soin, à une époque où l’on privilégie le mouvement et la nouveauté. Ce n’est pas un geste nostalgique. C’est un geste lucide.</p>


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		<title>Les Nuits de la lecture : une mobilisation massive pour redonner le plaisir de lire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 10:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Nuits de la lecture invitaient cette année le public à se réunir à l’occasion de milliers d’animations littéraires autour du thème « Villes et campagnes ». Du 21 au 25 janvier 2026, cette 10e édition, organisée pour la cinquième année consécutive par le Centre national du livre (CNL) sur proposition du ministère de la [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Nuits de la lecture invitaient cette année le public à se réunir à l’occasion de milliers d’animations littéraires autour du thème « Villes et campagnes ». Du 21 au 25 janvier 2026, cette 10e édition, organisée pour la cinquième année consécutive par <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">le Centre national du livre (CNL)</a> sur proposition <a href="https://www.culture.gouv.fr/" data-type="link" data-id="https://www.culture.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener">du ministère de la Culture</a>, a permis de fédérer plus de 8 500 événements dans près de 4 500 lieux, en France et dans une trentaine de pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cinq journées et cinq nuits exceptionnelles, c’est dans un esprit créatif et de partage que des milliers d’événements ont célébré le plaisir de lire. Ce grand rendez-vous culturel de la rentrée, ponctué de temps forts, aura été l’occasion de proposer des animations en bibliothèques, en librairies, mais aussi dans des écoles, des théâtres, des musées, des lieux culturels et artistiques, des espaces associatifs et de solidarité, des structures pénitentiaires ou encore des Instituts français, réaffirmant ainsi la place essentielle du livre et de la lecture auprès de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lectures performées, spectacles, balades littéraires, rencontres avec des auteurs et autrices, concerts dessinés, ateliers d’écriture, visites contées ont porté haut le thème de cette 10e édition « Villes et campagnes », ardemment soutenue par Marie-Hélène Lafon, marraine, et Laurent Gaudé, parrain de la manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée dès le mercredi 21 janvier à la Maison des histoires, espace de lecture ludique et interactif à l’initiative de l’école des loisirs, dédié aux plus jeunes, la manifestation accueillait les familles du bailleur social Elogie-Siemp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vendredi 23, une soirée littéraire et festive, organisée par le CNL et animée par la journaliste Lilia Hassaine autour de la thématique « La ville de demain » à Ground Control, avec la participation des écrivains Laurent Gaudé, Audrey Pleynet, Jean-Baptiste Del Amo, Simon Johannin et du compositeur Molécule, a rassemblé plus de 250 personnes et marquait le coup d’envoi des festivités littéraires du week-end partout en France.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La lecture est à l’épicentre de ma vie et je ne sépare pas la lecture et l’écriture, c’est une respiration dans la vie. » <strong>Marie-Hélène Lafon, autrice et marraine de la 10e édition des Nuits de la lecture</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le plaisir de lire aura été célébré dans les lieux de culture les plus emblématiques comme la coupole de l’Institut de France avec des lectures partagées par les académiciens, l’Arc de Triomphe, l’École des chartes, le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France avec des lectures performées, le Grand Palais avec la compagnie KILLT, l’Institut du Monde Arabe pour des escales littéraires autour de la mer Rouge, mais aussi en région avec le Conseil d’Architecture et d’Urbanisme de Côte-d’Or, la Cité de la gastronomie – Villa Rabelais à Tours, l’abbaye de Lanvaux à Brandivy, le château d’Ardelay en Vendée, ou encore la Maison du livre de l’image et du son à Villeurbanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nuits de la lecture ont également investi les bibliothèques universitaires comme celle prestigieuse de la Tréfilerie à Saint-Étienne, les librairies, comme la Machine à Lire à Bordeaux qui recevait Marie-Hélène Lafon, sans oublier les médiathèques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles se sont également invitées dans les hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière à Paris et Claude Huriez à Lille, dans les transports avec la ligne Nord et l’axe Paris-Lille de la SNCF et la ligne C du RER, ainsi que dans les centres pénitentiaires, de Fresnes au quartier mineur de Grenoble Varces, pour rassembler tous les publics autour du plaisir de lire. Fidèles à la manifestation, Paris Musées et les Bibliothèques de Paris ont mis en avant, cette année encore, une riche programmation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je ne crois pas qu’on puisse être écrivain ou écrivaine sans lire. C’est d’abord parce qu’on lit qu’on a envie d’écrire. » <strong>Laurent Gaudé, auteur et parrain de la 10e édition des Nuits de la lecture</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année encore, le CNL a proposé de guider les lecteurs et porteurs de projet avec un montage de textes (téléchargé 2 400 fois) et une bibliographie de cinquante titres sur le thème « Villes et campagnes » (téléchargée 1 200 fois) minutieusement choisis par un collège d’experts et destinés à tous les âges, mêlant les genres littéraires et les époques. Le prochain rendez-vous que vous propose le Centre national du livre pour célébrer, ensemble, le plaisir de lire est le Quart d’heure de lecture national, le 10 mars prochain !<br><br><em>Pour plus d’informations, rendez-vous sur <a href="https://centrenationaldulivre.fr/" data-type="link" data-id="https://centrenationaldulivre.fr/" target="_blank" rel="noopener">le site du CNL.</a></em></p>


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		<item>
		<title>La promesse : échapper aux vaines paroles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 27 janvier, la librairie Écume des pages a accueilli Philippe Vilain à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, La promesse : échapper aux vaines paroles, publié aux éditions Autrement ( collection Les grands mots ). Dans cet essai dense et personnel, l’écrivain interroge la portée morale, intime et politique de la promesse [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 27 janvier, la <a href="https://www.ecumedespages.com/" data-type="link" data-id="https://www.ecumedespages.com/" target="_blank" rel="noopener">librairie Écume des pages</a> a accueilli Philippe Vilain à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, <em><a href="https://www.autrement.com/Auteurs/vilain-philippe" data-type="link" data-id="https://www.autrement.com/Auteurs/vilain-philippe" target="_blank" rel="noopener">La promesse : échapper aux vaines paroles</a></em>, publié aux éditions <a href="https://www.autrement.com/" data-type="link" data-id="https://www.autrement.com/" target="_blank" rel="noopener">Autrement</a> ( collection <em>Les grands mots</em> ). Dans cet essai dense et personnel, l’écrivain interroge la portée morale, intime et politique de la promesse à une époque où la parole semble souvent galvaudée. Une rencontre placée sous le signe de la responsabilité du langage et de l’engagement envers l’autre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« La promesse est une passion altruiste, il s&rsquo;agit de partager comme de vivre une émotion commune. » Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu&rsquo;elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d&rsquo;amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l&rsquo;autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s&rsquo;attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne me sens pas romancier. Je ne crois pas raconter des histoires, en réalité. C’est quelque chose d’impossible pour moi. Il y aurait une forme de vanité de l’écriture si j’avais à le faire. » Dès les premières minutes de la rencontre, Philippe Vilain précise son rapport à l’écriture. Loin de la fiction romanesque, son geste d’auteur passe par la réflexion, qu’il décrit comme une respiration nécessaire. « Je suis obligé d’avoir cette respiration-là, qui passe par la pensée », explique-t-il, comparant ses essais à des études préalables, à l’image de celles que réalisent les peintres avant un tableau. « Mes essais sont aussi ces études-là. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’accorde pleinement avec l’esprit de la collection <em>Les grands mots</em>, dirigée par Alexandre Lacroix : partir d’un mot— ici, la promesse — sans tomber dans l’abstraction générale ni dans l’illusion de l’exhaustivité. « J’étais assez embarrassé au départ », reconnaît Philippe Vilain. « Ce n’est pas évident de travailler sur un grand mot sans devenir trop général. Il ne s’agit pas de faire un travail doctoral en épuisant un sujet, ce qui n’aurait évidemment aucun sens. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La contrainte devient alors une méthode : partir de l’expérience personnelle, puis convoquer la littérature et la philosophie pour l’éclairer. « Il faut une dimension empirique. Partir de sa propre expérience de la promesse, et voir ensuite ce que la pensée peut en dire. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les philosophes qui nourrissent cette réflexion, Friedrich Nietzsche occupe une place décisive. Philippe Vilain ouvre son livre sur un fragment d’<em>Aurore</em> (fragment 350), qu’il lit à voix haute lors de la rencontre :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Lorsque l’on fait une promesse, ce n’est pas la parole qui promet, mais ce qu’il y a d’inexprimé derrière la parole. Les mots affaiblissent même une promesse en déchargeant et en usant une force qui est une partie de cette force qui promet. Faites-vous donc donner la main en mettant un doigt sur la bouche, — c’est ainsi que vous faites les vœux les plus sûrs. »<br><strong>Friedrich Nietzsche, <em>Aurore</em>, fragment 350.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage agit comme un révélateur. Les plus belles promesses, selon Nietzsche, ne seraient pas celles que l’on énonce, mais celles que l’on porte en soi — souvent par crainte de décevoir, car le risque de toute promesse demeure celui de ne pas la tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément à partir de cette pensée que s’est imposée l’expérience fondatrice du livre. « La promesse à partir de laquelle j’ai écrit ce texte est en réalité une promesse que je n’ai jamais énoncée », confie Philippe Vilain. Après la mort de son père, il se fait intérieurement ce serment : « veiller sur sa mère, être toujours à ses côtés, l’accompagner le plus longtemps possible et améliorer, autant qu&rsquo;il le pouvais, sa vie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de rencontre, Philippe Vilain revient sur une autre forme de promesse, plus discrète encore : celle qu’il s’est faite en devenant écrivain. « Devenir écrivain, j’y suis parvenu. Mais en même temps, c’était une promesse que j’ai tenue, et que je me suis faite. » Une promesse qui ne se confond pas avec le simple fait de publier. « Publier pour publier ne m’aurait jamais intéressé. » Ce qui était en jeu, explique-t-il, relevait d’une exigence intérieure : « Je voulais être fidèle à une certaine manière d’écrire, à une certaine littérature. Je ne voulais pas ajouter mon assiette sur la pile. » Une exigence parfois excessive, « presque trop grande par rapport à mes capacités de l’époque ». Être écrivain, pour Philippe Vilain, ne signifie donc pas seulement écrire ou publier, mais continuer sans se trahir. « Je saurais faire une littérature commerciale », reconnaît-il. « J’en connais les recettes. Mais alors, je ne serais pas l’écrivain que je voulais être. Et ça serait terrible&#8230; »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0&amp;Search=9782080438980&amp;sft=1&amp;sa=0&amp;eaf-publisher=AWIN&amp;eaf-name=generiqueaff&amp;eaf-creative=generiqueaff&amp;eaf-creativetype=1x1&amp;eseg-name=AWINID&amp;eseg-item=491029&amp;Origin=Awin491029&amp;sv1=affiliate&amp;sv_campaign_id=491029&amp;awc=12665_1769596105_93bc81e436562a1a0be601b3e6b41988" data-type="link" data-id="https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0&amp;Search=9782080438980&amp;sft=1&amp;sa=0&amp;eaf-publisher=AWIN&amp;eaf-name=generiqueaff&amp;eaf-creative=generiqueaff&amp;eaf-creativetype=1x1&amp;eseg-name=AWINID&amp;eseg-item=491029&amp;Origin=Awin491029&amp;sv1=affiliate&amp;sv_campaign_id=491029&amp;awc=12665_1769596105_93bc81e436562a1a0be601b3e6b41988" target="_blank" rel="noopener">Pour se procurer <em>La promesse : échapper aux vaines paroles</em>, cliquez ici.</a></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>© Photos : Arelstudio</em></p>
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		<title>Freida McFadden, la fabrique d’un best-seller : comment « La Femme de Ménage » est devenu le livre le plus vendu en France en 2025 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 18:02:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Adaptations de Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a des succès llittéraires qui s’expliquent par une campagne, une polémique, un prix. Et puis il y a ces succès plus déroutants, parce qu’ils semblent venir d’un endroit très simple : le plaisir brut de lire. En 2025, en France, Freida McFadden a dominé les ventes avec une puissance presque comique : omniprésente, [...]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a des succès llittéraires qui s’expliquent par une campagne, une polémique, un prix. Et puis il y a ces succès plus déroutants, parce qu’ils semblent venir d’un endroit très simple : le plaisir brut de lire. En 2025, en France, Freida McFadden a dominé les ventes avec une puissance presque comique : omniprésente, imbattable, et surtout… lue. Beaucoup. Partout.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait se contenter d’un haussement d’épaules :<em> un thriller efficace, voilà.</em> Ou, au contraire, d’un soupir : “encore un phénomène de consommation.” Mais si l’on s’arrête deux minutes, le cas McFadden devient passionnant : parce qu’il raconte à la fois <strong>l’économie du livre</strong>, la <strong>psychologie du lecteur</strong>, et une forme de <strong>littérature du quotidien</strong> qui assume son ambition première : ne pas vous lâcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a ce signe qui, aujourd’hui, officialise un succès : l’écran. L’adaptation de <em>La Femme de ménage</em> (réalisée par Paul Feig, avec Sydney Sweeney et Amanda Seyfried) est sortie en salles françaises le 24 décembre 2025 — et la machine “franchise” s’est enclenchée immédiatement, une suite étant déjà annoncée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui fait courir autant de lecteurs ? Qu’est-ce qui, dans cette écriture, accroche, rassure, manipule — au sens le plus littéral : <strong>tenir la main du lecteur et l’emmener</strong> ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading">Un chiffre qui oblige à prendre le sujet au sérieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène n’est pas une impression : il est mesuré. D’après <em>Livres Hebdo</em>, McFadden domine le classement 2025, présente à <strong>huit reprises</strong> dans le Top 50, et <em>La femme de ménage</em> est donnée comme roman “phénomène” écoulé à <strong>plus de 2,5 millions d’exemplaires</strong> chez <em>J’ai lu</em> depuis sa sortie en octobre 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’est plus dans “le petit thriller du moment”. On est dans un type de succès qui, d’habitude, appartient à des sagas installées depuis dix ans. La comparaison a même été faite, dans la presse, avec des rythmes de vente exceptionnellement rapides à l’échelle française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point est important, parce qu’il change la question. On ne demande plus : “est-ce bon ?”. On demande : <strong>“qu’est-ce que ça fait à autant de gens, et pourquoi maintenant ?”</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrat McFadden : la promesse d’une lecture en apnée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première clé est un contrat très net passé avec le lecteur : <strong>tu ne t’ennuieras pas</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Freida McFadden n’écrit pas d’abord “une belle phrase”, elle écrit d’abord une <strong>mécanique</strong> : chapitres courts, tension régulière, informations distribuées au compte-gouttes, relances, micro-renversements. Elle travaille le “encore un chapitre” comme une forme narrative en soi. Ce n’est pas une insulte : c’est un savoir-faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes du storytelling diraient : dramaturgie accessible, efficacité, twist — la force du <em>page-turner</em> (même si l’expression est devenue un cliché, elle décrit bien la sensation).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette efficacité peut agacer. Elle peut donner l’impression d’une écriture “qui va vite”, parfois au détriment de la profondeur stylistique. Mais elle répond à une demande réelle : <strong>celle d’une lecture qui répare l’attention</strong> au lieu de la disperser. Dans un monde saturé, beaucoup de lecteurs cherchent un livre qui fait exactement l’inverse des notifications : il aspire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « thriller domestique » : quand l’horreur se cache dans le familier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le terrain de jeu de <em>La Femme de ménage</em>, c’est le domestique : une maison, un couple, une jeune femme employée, des règles non dites, des tensions qui montent derrière des portes. Ce n’est pas l’enquête au grand air : c’est l’intimité comme piège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sous-genre — parfois rattaché au <em>domestic noir</em> — a une force particulière : il transforme le quotidien en espace de menace. La littérature (et le cinéma) ont déjà prouvé sa puissance auprès d’un large public, avec des histoires où le foyer devient un théâtre de manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ça marche si bien ? Parce que c’est une peur très moderne : <strong>la peur de se tromper sur quelqu’un</strong>, de vivre à côté d’un secret, d’avoir mal lu les signes. Et parce que le décor est immédiat : on n’a pas besoin d’un lexique policier, ni d’un goût pour les procédures. On entre par une porte simple : “je vais travailler chez eux”, “je vais habiter là”. Et on glisse.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/la-femme-de-menage-2.avif" alt="" class="wp-image-1502" style="width:840px;height:auto"/></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Lire McFadden n’est pas « lire moins » : c’est lire autrement (et c’est parfois vital)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, il faut être clair : le débat “grande littérature vs littérature populaire” est un débat ancien, parfois confortable, mais souvent paresseux. Parce qu’il oublie une chose : <strong>les usages</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne lit pas toujours pour la même raison. Il y a des lectures où l’on veut être déplacé, dérangé, rééduqué. Et d’autres où l’on veut être <strong>emporté</strong>. La valeur d’un livre ne se mesure pas uniquement à son prestige : elle se mesure aussi à sa capacité à créer une relation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">McFadden “joue” avec son lecteur — oui. Elle l’attrape, elle le trompe, elle lui fait croire qu’il a compris, puis elle lui retire le tapis. C’est un jeu ancien : le roman populaire l’a toujours fait, et le roman policier l’a perfectionné. Dans un contexte où l’on dit souvent “les gens ne lisent plus”, un phénomène comme celui-ci rappelle aussi une vérité simple : <strong>beaucoup lisent, dès qu’on leur propose une expérience de lecture claire</strong>. (Et le polar, plus largement, reste un genre massivement investi.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a une dimension qu’on sous-estime : ces livres sont souvent des <strong>portes d’entrée</strong>. On commence par un <em>page-turner</em>, on reprend confiance, on retrouve l’habitude, puis on élargit. Ce n’est pas un escalier obligatoire — mais c’est un mouvement fréquent, et il n’a rien de honteux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie de la viralité : comment un livre devient inratable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de McFadden est aussi un succès de circulation : on le voit sur les tables, en poche, en séries (tomes, variations), en éditions “événement”, et dans les échanges de lecteurs. Il existe aujourd’hui un écosystème puissant où une recommandation peut transformer un titre en repère collectif — et les réseaux sociaux, notamment TikTok/#BookTok, ont modifié la manière dont le désir de lire se fabrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui change avec cette économie, c’est que la prescription ne vient plus seulement “d’en haut” (critiques, prix, institutions), mais <strong>latéralement</strong> : lecteurs à lecteurs, avec une logique d’émotion (“ce livre m’a rendue folle”, “je l’ai fini à 3h du matin”). C’est exactement le carburant d’un thriller domestique : la contagion du suspense.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1506" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc-1024x683.jpg 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc-600x400.jpg 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc-768x512.jpg 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc-1536x1024.jpg 1536w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/housemaid_unit_250115_00429rc.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>©</em> <em>Brandon Sklenar dans le rôle d’Andrew Winchester et Amanda Seyfried dans le rôle de Nina Winchester dans <em>La Femme de ménage</em>. Crédit photo : Daniel McFadden / Lionsgate.</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le film : quand l’industrie valide le « potentiel de franchise »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adaptation cinéma n’arrive pas comme une cerise : elle arrive comme un signal. <em>La Femme de ménage</em> au cinéma (Paul Feig à la réalisation, Rebecca Sonnenshine au scénario, Sydney Sweeney et Amanda Seyfried au casting) installe l’histoire dans une autre logique : celle d’un <strong>thriller populaire assumé</strong>, jouant avec les codes du suspense et d’une certaine tradition du “pulpy”, du plaisir coupable, des retournements un peu excessifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, le film est sorti le <strong>24 décembre 2025</strong>. Très vite, la suite a été confirmée, et la communication a insisté sur l’élan public. Côté entrées, certaines sources évoquent un démarrage spectaculaire, avec plus d’<strong>1,3 million d’entrées en une semaine</strong> selon <em>Livres Hebdo</em>, et d’autres annoncent plus de <strong>2 millions de spectateurs</strong> en France. (Les chiffres varient selon la date de publication et l’état du comptage.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que le film raconte, au fond, c’est ceci : <em>La Femme de ménage</em> n’est pas seulement un livre “qui marche”, c’est une <strong>structure</strong> facilement transposable : personnages lisibles, enjeux immédiats, twists scénarisables, décor fort. Hollywood adore ce type d’objets : des récits déjà testés par des millions de lecteurs, donc déjà “marketés” par l’enthousiasme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que disent les critiques : le plaisir, mais pas l’illusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques du film (comme celles des livres) convergent souvent vers une idée intéressante : <strong>ce n’est pas la plausibilité qui fait la valeur de l’expérience</strong>, c’est l’énergie narrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’est parfois “too much”. Oui, la mécanique se voit. Mais si l’on accepte le pacte, ça fonctionne : le spectateur/lecteur est pris dans un mélange de secrets, de séductions, de renversements — une montagne russe, plus qu’un roman “réaliste”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là qu’on peut sortir du jugement binaire. On peut dire :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>ce n’est pas une écriture qui cherche la phrase inoubliable ;</li>



<li>ce n’est pas non plus une lecture vide ;</li>



<li>c’est une lecture <strong>d’expérience</strong>, orientée vers l’adrénaline psychologique, vers la manipulation des perceptions, vers la jubilation du twist.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la France, pourquoi maintenant ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une réponse simple : parce que la France lit énormément de polars et de thrillers, et que le genre est un thermomètre de l’époque. Le polar est à la fois un marché massif et un territoire très polarisé (quelques locomotives tirent beaucoup).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a une réponse plus intime : parce que McFadden propose une forme de <strong>confort paradoxal</strong>. Un confort noir. Le livre promet le désordre, mais il promet aussi une maîtrise : celle d’un récit qui sait où il va, qui sait quand frapper, quand relâcher. À une époque d’incertitude diffuse, cette maîtrise narrative est une valeur en soi.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-9 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="1507" src="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/RCoLompEC4ptcmXxLd5HHE-1200-80.jpg-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-1507" srcset="https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/RCoLompEC4ptcmXxLd5HHE-1200-80.jpg-1024x576.webp 1024w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/RCoLompEC4ptcmXxLd5HHE-1200-80.jpg-600x338.webp 600w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/RCoLompEC4ptcmXxLd5HHE-1200-80.jpg-768x432.webp 768w, https://cafelitte.fr/wp-content/uploads/2026/01/RCoLompEC4ptcmXxLd5HHE-1200-80.jpg.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><em>©</em></em> <em>Brandon Sklenar dans le rôle d’Andrew Winchester dans <em>La Femme de ménage</em>. Crédit photo : Daniel McFadden / Lionsgate.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un phénomène à lire comme un symptôme… et comme un plaisir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On peut toujours rêver d’un monde où chaque best-seller serait un choc stylistique. Mais la vie de lecteur n’est pas une bibliothèque idéale : c’est une alternance. Un rythme. Un corps. Une attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de Freida McFadden, en France, dit quelque chose de très simple et très profond : <strong>nous avons besoin d’histoires qui nous prennent</strong>, qui nous amusent, qui nous piègent, qui nous font tourner les pages quand on croyait ne plus en être capable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le film, en prolongeant cette mécanique sur grand écran, confirme ce que les chiffres montrent déjà : <em>La Femme de ménage</em> n’est pas seulement un livre “à la mode”. C’est une forme narrative devenue industrielle — parce qu’elle répond à une faim : celle d’un suspense intime, accessible, addictif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste alors la vraie question, la plus intéressante : non pas faut-il aimer ?, mais <strong>qu’est-ce que nous cherchons, quand nous cherchons ce type de livre ?</strong> Et qu’est-ce qu’une culture gagne, quand elle cesse de mépriser les lectures qui, parfois, sont simplement celles qui font revenir au livre ?</p>



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